Influence des protéines et des lipides chez le diabétique de type 1 : un outil pour la pratique : travail de Bachelor

Ansermet, Olivia ; Aebi, Anouk ; Kehl Dubois, Corinne (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de santé Genève, 2016.

Introduction : Actuellement, la méthode du calcul des hydrates de carbone pratiquée à travers l’insulinothérapie est la méthode de référence dans la prise en charge du diabète de type 1 (DT1) pour déterminer la dose d’insuline prandiale. Grâce aux lecteurs de glycémies en continu, des rebonds glycémiques postprandiaux ont été objectivés et ont permis d’identifier l’impact... More

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    Résumé
    Introduction : Actuellement, la méthode du calcul des hydrates de carbone pratiquée à travers l’insulinothérapie est la méthode de référence dans la prise en charge du diabète de type 1 (DT1) pour déterminer la dose d’insuline prandiale. Grâce aux lecteurs de glycémies en continu, des rebonds glycémiques postprandiaux ont été objectivés et ont permis d’identifier l’impact de la consommation de protéines et de lipides sur les glycémies. Aucune recommandation de sociétés savantes n’adresse de conseils précis quant à la considération des protéines et des lipides dans la gestion du DT1. Un médecin diabétologue nous a proposé d’initier un projet : identifier les repas susceptibles d’influencer les glycémies postprandiales des patients DT1, de par leur teneur en protéines et en lipides. En parallèle, une revue systématique a résumé les données actuelles concernant l’influence de la consommation de protéines et de lipides sur les glycémies des patients DT1. Ainsi, nous avons effectué un transfert de connaissances en traduisant les résultats de cette revue systématique, exprimés en grammes, en termes d’aliments. Méthodologie : Dans un premier temps, nous avons interrogé des diététiciens dans le but d’identifier, dans leur pratique professionnelle, les repas influençant les glycémies des patients DT1, de par leur teneur en protéines ou en lipides. Dans un second temps, en nous basant sur les données d’une revue systématique, nous avons déterminé des seuils en grammes de protéines et de lipides pouvant potentiellement influencer les glycémies des patients DT1. Nous avons ensuite sélectionné des échantillons de repas dans trois types de restaurations différentes. Parmi ces échantillons, nous avons identifié les repas susceptibles de dépasser les seuils fixés et pouvant potentiellement influencer les glycémies des patients DT1. Nous avons calculé la teneur en protéines, lipides et hydrates de carbone des repas identifiés pour une portion habituellement consommée. Finalement, nous avons retenu parmi les repas calculés, ceux qui étaient les plus consommés en Suisse et avons réalisé une ébauche d’outil pour la pratique, qui les répertorie. Résultats : Nous avons identifié plus de 700 repas susceptibles d’influencer les glycémies des patients DT1 parmi trois types de restaurations (traditionnelle, collective et rapide). Suite à un tri et à une catégorisation, nous avons calculé les valeurs nutritionnelles de 60 de ces repas. Les 40 plus consommés ont été retenus et répertoriés dans une ébauche d’outil destinée aux patients DT1. Perspective : Premièrement, l’ébauche d’outil pourrait être finalisée sous forme de brochure, destinée aux patients DT1. Deuxièmement, une formation continue destinée aux professionnels, portant sur l’influence de la consommation de protéines et de lipides dans la gestion du DT1, pourrait être envisagée. Conclusion : Dans l’attente de données supplémentaires issues de nouvelles études, l’ébauche d’outil que nous avons créée, constitue le premier support répertoriant des repas susceptibles d’influencer les glycémies des patients DT1 de par leur teneur en protéines et en lipides.