Travail social

Le bénéficiaire d'aide sociale face à l'activité bénévole

Rosset, Eliane ; Tattini, Véronique (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute Ecole de Travail Social, 2008.

Un mal-être profond transparaît chez une population exclue du monde de l’emploi. Ces personnes, souvent rendues responsables de leur situation n’ont d’autres choix que de faire recours à l’aide sociale. Une partie des bénéficiaires d’aide sociale restent inactifs malgré les mesures d’insertion professionnelle existantes. Ces derniers nécessitent parfois une intégration sociale... Plus

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    Résumé
    Un mal-être profond transparaît chez une population exclue du monde de l’emploi. Ces personnes, souvent rendues responsables de leur situation n’ont d’autres choix que de faire recours à l’aide sociale. Une partie des bénéficiaires d’aide sociale restent inactifs malgré les mesures d’insertion professionnelle existantes. Ces derniers nécessitent parfois une intégration sociale avant d’atteindre le premier marché du travail. C’est pourquoi, l’idée d’activer les gens au travers d’occupations bénévoles permettrait d’une part, de contrer un phénomène de marginalisation et d’autre part, répondrait à un besoin croissant dans le domaine des services. L’aide aux personnes âgées en constitue un exemple, tout comme le transport de personnes et la distribution des repas à domicile. Cette recherche vise à sonder l’opinion et la perception des bénéficiaires d’aide sociale face au bénévolat. Seront-ils favorables à intégrer une activité non rémunérée tout en sachant qu’il s’agit déjà d’une population sans ressource financière ? Huit bénéficiaires d’aide sociale ont accepté de participer à l’enquête. Les résultats de cette analyse démontrent que l’activité bénévole n’est peut-être pas une solution à long terme, cependant, elle constitue un facteur d’intégration et permet parfois d’améliorer les capacités propres à chaque individu. Cette enquête soulève quelques pistes d’actions susceptibles d’améliorer les conditions d’une intégration sociale. En effet, il est important de développer un programme d’insertion personnalisée ou du moins en fonction des besoins constatés auprès de chaque individu. Permettons-lui d’être le principal acteur de son intégration. L’insertion demande un investissement particulier de la part de l’assistant social, avec une implication soutenue des représentants politiques et communaux. Malgré un positionnement majoritairement favorable à l’activité bénévole, les bénéficiaires d’aide sociale ont exprimé certaines conditions relevant de leurs aspirations et aptitudes. Ils souhaitent avoir la possibilité de choisir et d’entreprendre des démarches convoitées. Ces exigences – parfois mal exprimées et surtout mal perçues par les intervenants – ne seraient-elles pas des plus légitimes ? L'homme chemine en fonction de ses propres motivations, ce qui représente une condition existentielle relative au bien-être.