Médiatisation des sociologues: accord entre deux logiques antagoniques? : Le cas des phénomènes émeutiers de novembre 2005 en France

Pichonnaz, David ; Mayer, Nonna (Dir.)

Mémoire de master spécialisé : Université de Fribourg, 2006.

Ce travail part d’une hypothèse générale, selon laquelle la médiatisation des sociologues doit être appréhendée comme la rencontre entre deux logiques distinctes, pour ne pas dire antagoniques, que sont celles de l’univers scientifique et du champ médiatique. L’enjeu, dans le cadre de la médiatisation des sociologues, est donc de trouver un accord entre ces deux logiques. Ce sont... Plus

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    Résumé
    Ce travail part d’une hypothèse générale, selon laquelle la médiatisation des sociologues doit être appréhendée comme la rencontre entre deux logiques distinctes, pour ne pas dire antagoniques, que sont celles de l’univers scientifique et du champ médiatique. L’enjeu, dans le cadre de la médiatisation des sociologues, est donc de trouver un accord entre ces deux logiques. Ce sont donc les mécanismes qui permettent – ou pas – de parvenir à un accord que j’ai cherché à mettre au jour. Je suis parti de l’idée que les attentes et motivations des journalistes et des sociologues avaient tendance à se heurter, d’autant que les deux champs sont en concurrence, ayant en commun de prétendre à l’imposition de la vision légitime du monde social. Cette recherche est divisée en trois axes: 1) les attentes que les journalistes adressent à la sociologie lorsqu’ils sollicitent des sociologues ; 2) les motivations qui poussent les sociologues à investir l’espace médiatique ; 3) les caractéristiques formelles du discours sociologique médiatisé, dans une approche qui emprunte principalement aux recherches sur la vulgarisation et à la théorie de l’énonciation. Pour répondre à ce questionnement, j’ai constitué un corpus comprenant tous les articles, interviews et tribunes publiées par Le Monde, Libération, Le Figaro et Le Parisien entre le 27 octobre et le 30 novembre 2005. Parallèlement, j’ai conduit neuf entretiens semi-directifs, cinq avec des sociologues et quatre avec des journalistes.