Evolution du marché des crédits bancaires : implications pour les PME

Avdullahi, Alban ; Curti, René (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute école de gestion de Genève, 2007 ; TDEE 37.

Les banques représentent en Suisse une part non négligeable de l’économie. Que ce soit en termes de ressources humaines, de contribution au budget de la Confédération ou encore de pourcentage du PIB, le secteur bancaire suisse est particulièrement bien placé. Bénéficiant d’une croissance soutenue ces dix dernières années, ce secteur a souffert, dans les années 90, de la... Plus

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    Résumé
    Les banques représentent en Suisse une part non négligeable de l’économie. Que ce soit en termes de ressources humaines, de contribution au budget de la Confédération ou encore de pourcentage du PIB, le secteur bancaire suisse est particulièrement bien placé. Bénéficiant d’une croissance soutenue ces dix dernières années, ce secteur a souffert, dans les années 90, de la spéculation immobilière effrénée qui sévissait alors et a essuyé, plus récemment, des pertes occasionnées par l'effondrement des valeurs technologiques du début des années 2000. Suite à ces événements, l’opinion publique a pris conscience qu’elle pourrait assister à une faillite bancaire de grande ampleur, malmenant l’économie suisse en général. Pour pallier à cette possibilité, plusieurs réglementations ont été adoptées, au premier rang desquelles se trouve Bâle II. Bâle II est un arsenal réglementaire permettant aux banques de mieux gérer le risque crédit. Plusieurs nouveautés sont apparues, ayant pour principales conséquences de permettre d’individualiser le calcul du risque et celui du taux d’intérêt en fonction du débiteur. Cette situation permet aux entreprises de bonne qualité d’obtenir un financement moins coûteux qu’auparavant, certes, mais possède également comme corollaire de restreindre l’accès au marché du crédit aux PME financièrement moins solides. Ces démarches individualisées et coûteuses, ont surtout été implémentées dans les grandes banques, alors que les banques cantonales et régionales appliquent davantage une démarche standardisée, plus favorable aux petites PME. Cela s’est traduit par une baisse inexorable du rôle des grandes banques dans le financement des entreprises. Cela se vérifie dans les faits. Entre avril 2000 et décembre 2005, le volume des crédits, autres qu’hypothécaires, a chuté de 53% au sein des grandes banques, contre 14% dans les banques cantonales. Ce processus est peu réversible car la tendance globale au sein des grandes banques est au contrôle des coûts et de la maîtrise du risque, comme en atteste le développement au sein de l’état-major de fonctions nouvelles telles que le Chief Risk Officer. Les entreprises n’ont d’autres choix que de s’adapter si elles veulent avoir accès au marché du crédit. L’objet de ce travail est donc de proposer certaines recommandations d’ordre général aux entreprises et de les informer des alternatives aux crédits bancaires, comme par exemple le factoring ou le leasing. Pour ce faire, je me suis appuyé sur une analyse du secteur bancaire en Suisse, de manière à comprendre quelles sont les caractéristiques clés de ce dernier et surtout d’en appréhender l’évolution. Puis, j’ai estimé utile de faire un rapport sur les différents moyens de financement à disposition des entreprises. Je suis ensuite arrivé à une analyse exhaustive et approfondie d’un processus d’attribution de crédit au sein d’une grande banque, pour enfin, passer aux recommandations.