Faculté des géosciences et de l'environnement

Contribution à l'étude géomophologique et géophysique des environnements périglaciaires des Alpes Tessinoises orientales

Scapozza, Cristian ; Lambiel, Christophe (Dir.) ; Gex, Pierre (Codir.)

Mémoire de master : Université de Lausanne, 2008.

Dans le contexte d’un climat de plus en plus chaud, l’étude de la répartition du permafrost dans tous les contextes morphoclimatiques des Alpes s’avère primordiale. S’insérant dans cette problématique, ce travail de mémoire a pour but l’étude des environnements périglaciaires du Sud des Alpes Suisses selon deux axes de recherche différents. D’un point de vue géographique,... Plus

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    Résumé
    Dans le contexte d’un climat de plus en plus chaud, l’étude de la répartition du permafrost dans tous les contextes morphoclimatiques des Alpes s’avère primordiale. S’insérant dans cette problématique, ce travail de mémoire a pour but l’étude des environnements périglaciaires du Sud des Alpes Suisses selon deux axes de recherche différents. D’un point de vue géographique, cette recherche propose une étude régionale et locale de la répartition du permafrost dans les Alpes Tessinoises orientales. Un modèle régional de la répartition potentielle du permafrost discontinu a été utilisé pour visualiser la répartition du permafrost dans la zone étudiée. Ce modèle a aussi permis, en combinaison avec la datation relative des glaciers rocheux fossiles, de déterminer la répartition du permafrost au Tardiglaciaire. Au niveau local, la prospection géophysique de détail de la Valle di Sceru, effectuée à l’aide de méthodes thermiques, de résistivité et électromagnétiques, a permis de dresser une carte de la répartition du permafrost. D’un point de vue méthodologique, deux méthodes électromagnétiques (EM 31 et VLF-R) et la polarisation spontanée (PS) ont été testées dans l’étude des environnements périglaciaires alpins. La combinaison des données à deux profondeurs d’investigation différentes obtenues avec l’EM 31 a permis de créer un indice rho-h permettant de déterminer les variations relatives de conductivité avec la profondeur. En ce qui concerne le VLF-R, cette méthode a montré une bonne complémentarité avec les sondages géoélectriques, tantôt du point de vue des résultats que de l’interprétation des mesures. A l’aide de la méthode PS, enfin, il a été possible de mettre en évidence certains mouvements d’eau à l’intérieur des terrains sédimentaires meubles de la zone périglaciaire alpine. Des comportements hydrologiques différents ont pu être mis en évidence selon la probabilité d’occurrence de permafrost dans les formes étudiées.