Faculté des géosciences et de l'environnement

Itinéraires pédestres et dynamiques géomorphologiques : Le cas du Val Ferret (VS)

Gabioud, Candide ; Reynard, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de master : Université de Lausanne, 2008.

Le rapport entre les risques géomorphologiques et le tourisme est un thème qui n’a été que peu abordé pour l’instant. Le développement de nouvelles recherches méthodologiques afin de mieux cerner les risques engendrés par les dynamiques géomorphologiques dans les régions touristiques est donc nécessaire. Une nouvelle méthodologie permettant d’évaluer le risque géomorphologique... Plus

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    Résumé
    Le rapport entre les risques géomorphologiques et le tourisme est un thème qui n’a été que peu abordé pour l’instant. Le développement de nouvelles recherches méthodologiques afin de mieux cerner les risques engendrés par les dynamiques géomorphologiques dans les régions touristiques est donc nécessaire. Une nouvelle méthodologie permettant d’évaluer le risque géomorphologique le long des itinéraires pédestres a été développée en Italie. La randonnée pédestre jouissant d’une grande popularité aussi bien auprès des touristes suisses qu’étrangers, ce mémoire se propose d’évaluer le risque géomorphologique sur quatre sentiers pédestres situés dans le Val Ferret (Valais). Comprenant tout d’abord une problématique globale liée aux impacts des changements climatiques dans les Alpes sur le tourisme estival, le mémoire présente ensuite le cadre théorique, méthodologique et géographique dans lequel s’inscrit cette recherche. Le corps du mémoire consiste en l’analyse des quatre sentiers pédestres, analyse effectuée selon un protocole précis, qui comprend notamment une description détaillée de tous les secteurs composant les quatre sentiers étudiés selon six niveaux de difficulté et le danger géomorphologique (nul, faible à résiduel, moyen, élevé). En mettant en relation les éléments géomorphologiques qui peuvent influencer la vulnérabilité touristique et le danger géomorphologique prévisible, il est possible d’attribuer différents degrés de risque (résiduel, faible, moyen et élevé) le long des itinéraires examinés. Cette méthode d’appréciation des sentiers pédestres a donc permis de mettre en évidence les tronçons les plus critiques, qui nécessitent une attention particulière. Un chapitre édicte finalement des recommandations permettant de gérer au mieux les risques le long des itinéraires pédestres alpins.