¿ Que pasa con los clandestinos después de su regreso ? : Etude sur le retour et la réinsertion des travailleurs migrants équatoriens sans permis de séjour ayant dû quitter la Suisse = Que se passe-t-il pour les clandestins après leur retour ?

De Souza, Mikhaël ; Carrillo, Bastien ; Bolzman, Claudio (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute école de travail social de Genève, 2006.

Que se passe-t-il avec les Sans-Papiers équatoriens après leur expulsion ? Alors que l’on connaît de mieux en mieux les parcours migratoires qui mènent des travailleurs clandestins jusque sur le marché de l’emploi européen ; alors que les conditions de vie déplorables de ces personnes dans nos pays – coincées entre l’illégalité de leur présence et l’hypocrisie de notre besoin... Plus

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    Résumé
    Que se passe-t-il avec les Sans-Papiers équatoriens après leur expulsion ? Alors que l’on connaît de mieux en mieux les parcours migratoires qui mènent des travailleurs clandestins jusque sur le marché de l’emploi européen ; alors que les conditions de vie déplorables de ces personnes dans nos pays – coincées entre l’illégalité de leur présence et l’hypocrisie de notre besoin d’une main d’œuvre corvéable et peu chère – sont régulièrement dénoncées par les collectifs et associations de soutien aux Sans-Papiers, on sait bien peu de choses sur leur retour « chez eux », que ce soit volontairement ou suite à une expulsion. Quelles sont les possibilités de réinsertion d’une personne qui a quitté sa famille, son réseau pour venir travailler et vivre dans la clandestinité chez nous ? Durant ces nombreuses années d’exil, elle aura recommencé sa vie, recréé un réseau, une famille peut-être. Puis, du jour au lendemain, par ordre de la justice, cette personne est renvoyée à des milliers de kilomètres, à des années en arrière, « chez elle ». Mais est-elle encore vraiment chez elle ? Y retourne-t-elle même ? N’est-elle pas condamnée à un nouvel exil, une nouvelle clandestinité ? Une vingtaine d’entretiens individuels et familiaux en Suisse et en Equateur nous ont permis de retracer le vécu d’une cinquantaine de migrants. En outre, l’appui de la DDC (Direction du Développement et de la Coopération) et de l’IES nous a ouvert de nombreuses portes institutionnelles : les représentants d’instituts de recherche, d’organisations sociales et internationales, des services de police et des représentations diplomatiques ont accepté de nous recevoir et de répondre à nos questions. Cette recherche fait le point sur la situation et propose des alternatives qui devraient favoriser la réinsertion des migrants qui sont amenés à devoir rentrer, notamment à travers l'analyse des quelques programmes d’aide au retour que la Suisse commence à mettre sur pied.