Faculté des lettres et sciences humaines

Les caractéristiques du climat forestier et son influence sur le bien-être : le cas de l'été 2003 en Suisse

Läderach, Sabina ; Rebetez, Martine (Dir.)

Mémoire de diplôme universitaire : Université de Neuchâtel, 2007.

Les dernières décennies ont été caractérisées par le dépassement régulier du record des périodes les plus chaudes depuis le début de l’enregistrement des mesures météorologiques et il devient de plus en plus clair que nous devrons apprendre à faire face à des situations de canicule de plus en plus fréquentes. Est-ce que la forêt peut jouer un rôle favorable pour notre... More

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    Résumé
    Les dernières décennies ont été caractérisées par le dépassement régulier du record des périodes les plus chaudes depuis le début de l’enregistrement des mesures météorologiques et il devient de plus en plus clair que nous devrons apprendre à faire face à des situations de canicule de plus en plus fréquentes. Est-ce que la forêt peut jouer un rôle favorable pour notre bien-être dans ce contexte? L’enjeu de ce mémoire est de répondre à cette question. Cela dans un premier temps en comparant les différences entre le climat forestier et le climat en campagne et cela pour la période d’avril à octobre 2003. Pour ce faire, nous nous basons sur les données météorologiques relevées dans 14 sites géographiques de Suisse mises à disposition par le programme LWF (Langfristige Waldökosystem Forschung). Dans un deuxième temps, ces résultats seront mis en relation avec les concepts de la bioclimatologie humaine par l’utilisation de deux indices thermo-hygrométriques : le « Temperature-Humidity Index » (THI) et l’indice « Humidex ». Notre analyse des paramètres météorologiques (température, humidité, rayonnement, vent) a montré que le climat est généralement plus tempéré en forêt qu’à découvert, mais pour quelques-uns de ces éléments comme les minima de température ou l’humidité de l’air relative, ces écarts restent minimes. Le type de végétation joue un rôle déterminant dans la définition du microclimat de ces différents sites. Ainsi, les écarts des maxima de température sont particulièrement marqués dans les stations caractérisées par des hêtraies, tandis que la température est plus élevée en forêt dans une pinède. Ces écarts sont d’autant plus prononcés lorsqu’il fait articulièrement chaud comme c’était le cas pendant l’été 2003. L’application des deux indices bioclimatiques retenus nous indique que le microclimat forestier observé dans la plupart de ces sites peut effectivement avoir un effet bénéfique sur le bien-être humain. A l’exception des forêts de pin, nous constatons généralement un nombre plus important de journées confortables sous couvert forestier que dans un champ avoisinant. Toutefois, les résultats des deux indices varient considérablement.