Faculté de médecine

La rétention urinaire aiguë sur infection herpétique chez la femme jeune : description d'un cas et revue de la littérature

Rossier, Luca ; Iselin, Christophe (Dir.)

Thèse de doctorat : Université de Genève, 2007 ; Méd. 10501.

La rétention urinaire aiguë reste sous-documentée et sous-diagnostiquée chez la femme. En dehors des causes habituelles, uro-génitales, médicamenteuses, ou même des lésions de la moelle par protusion discale ou tumorale, il faut également penser aux neuropathies, à la sclérose en plaque, et aux myéloradiculites virales, dont Herpès-Zoster est le virus prédominant. Connaître le... Plus

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    Résumé
    La rétention urinaire aiguë reste sous-documentée et sous-diagnostiquée chez la femme. En dehors des causes habituelles, uro-génitales, médicamenteuses, ou même des lésions de la moelle par protusion discale ou tumorale, il faut également penser aux neuropathies, à la sclérose en plaque, et aux myéloradiculites virales, dont Herpès-Zoster est le virus prédominant. Connaître le diagnostic différentiel est important, car il permettra de rassurer la patiente, et d'orienter le bilan sélectivement, en évitant notamment de pratiquer un examen urodynamique inutile. La clinique de ces atteintes virales peut être d'emblée évocatrice avec la primo-infection (ou récurrence) caractéristique, ou au contraire faussement muette, d'où l'importance d'effectuer des investigations urologiques et neurologiques détaillées, pour mettre en évidence les lésions. Hormis un antiviral ciblé, le traitement reste avant tout symptomatique à l'aide d'(auto-) sondages pendant une dizaine de jours environ, durée moyenne au-delà de laquelle la symptomatologie mictionnelle s'amende suffisamment.