La privatisation de Swisscom sous l'angle du risque de réputation

Cantele, Yann ; Fragnière, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de diplôme HES : Haute école de gestion de Genève, 2006 ; TDEE 31.

Une bonne réputation est un élément difficilement quantifiable mais extrêmement important pour la bonne marche d’une entreprise. En effet, une excellente image et notoriété peuvent permettre d’améliorer les ventes, de capter l’intérêt des investisseurs ou encore d’attirer de nouveaux employés motivés. Toutefois, la réputation, comme tout autre risque d’entreprise, est... Mehr

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    Résumé
    Une bonne réputation est un élément difficilement quantifiable mais extrêmement important pour la bonne marche d’une entreprise. En effet, une excellente image et notoriété peuvent permettre d’améliorer les ventes, de capter l’intérêt des investisseurs ou encore d’attirer de nouveaux employés motivés. Toutefois, la réputation, comme tout autre risque d’entreprise, est exposée à des menaces pouvant avoir des répercussions négatives. Swisscom a, pour sa part, dû faire face à d’importantes pressions politiques et médiatiques. Son actionnaire principal (la Confédération suisse) souhaite en effet privatiser l’opérateur historique. Le sujet est cependant très sensible car les souvenirs du grounding de Swissair sont encore très présents dans les esprits. Ce projet n’a pas été accepté pour l’instant mais devrait être abordé à nouveau en 2008 après les élections législatives. Swisscom souhaite donc connaître les risques qu’elle encoure en cas de privatisation. Mon travail a, de ce fait, consisté à identifier certains facteurs externes pouvant survenir lors d’une privatisation, tels qu’un changement de stratégie ou encore une reprise du groupe par un opérateur étranger, ainsi qu’à analyser leurs impacts sur la réputation. Des informations récoltées sur Internet, dans la presse ou encore lors d’interviews m’ont aidé à déceler ces facteurs. J’ai ensuite tenté, de façon objective, de mesurer les possibles répercussions sur la réputation. Une privatisation apporterait sûrement de nouvelles opportunités de croissance pour Swisscom. Cependant, j’estime qu’à l’heure actuelle elle n’est pas à même de gérer et protéger sa réputation face à une privatisation anticipée, ceci a la lumière des récents évènements de 2005 et 2006. Je recommande donc à Swisscom de gérer dans un premier temps ce risque de manière indépendante et d’intégrer tous les départements dans ce processus car la réputation affecte finalement chaque aspect d’une entreprise. De plus, Swisscom se doit de communiquer de façon plus transparente et explicite afin de convaincre ses clients et investisseurs que leurs craintes ne sont pas fondées. La réputation n’est pas à prendre à la légère et ne doit pas être gérée qu’en période de crise. Mon travail démontre cependant qu’elle nécessite une gestion pro-active.