Faculté des sciences

Cultivated basidiomycetes as a source of new products : In vitro cultivation development, selection of strains resistant to Trichoderma viride, search for new active compounds, factors influencing plasticity in Grifola frondosa

Schiff Giovannini, Isabelle ; Job, Daniel (Dir.)

Thèse de doctorat : Université de Neuchâtel, 2006 ; 1890.

Les champignons supérieurs sont une source encore peu explorée et exploitée de nouveaux produits naturels. Ils attirent toujours plus l’intérêt des milieux scientifiques et industriels. Dans ce contexte, nous voulions explorer le potentiel de champignons cultivés dans la recherche de nouveaux composés actifs. Nous avons obtenus les fructifications de 14 espèces de Basidiomycètes selon... Plus

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    Résumé
    Les champignons supérieurs sont une source encore peu explorée et exploitée de nouveaux produits naturels. Ils attirent toujours plus l’intérêt des milieux scientifiques et industriels. Dans ce contexte, nous voulions explorer le potentiel de champignons cultivés dans la recherche de nouveaux composés actifs. Nous avons obtenus les fructifications de 14 espèces de Basidiomycètes selon des techniques développées auparavant dans le laboratoire. De plus, nous avons testé la capacité à fructifier de 37 nouvelles souches de 27 espèces. Dans la plupart des expériences, seuls 4 substrats (A, B, C et D) variant principalement dans leur rapport C/N ont été utilisés. Quelques espèces ont été testées sur d’autres substrats, comme Agaricus blazei, seul saprophyte secondaire étudié durant ce travail. Nous avons obtenu la fructification de 59.5% des souches et 63% des espèces Plus la valeur C/N était basse plus il y avait d’espèces capables de former des fructifications : 56% sur le substrat A et 34.8% sur le substrat D. Certaines espèces présentaient une grande spécificité de substrat alors que d’autres pouvaient fructifier sur tous les substrats testés. Cependant un substrat adapté à une souche donnée ne convenait pas nécessairement à une autre souche de la même espèce. En conclusion l’initiation des primordia, la fructification, le rendement, mais aussi le temps jusqu’à la récolte dépendent du type de substrat, mais aussi de la souche utilisée. Le problème majeur durant la culture de champignons est le mycoparasite Trichoderma viride. A notre avis, l’aptitude à la compétition contre ce micromycète est une caractéristique à sélectionner parallèlement à la capacité à fructifier, lors du choix d’une nouvelle souche. Nous avons émis l’hypothèse qu’il est plus probable de trouver une molécule antifongique active contre ce pathogène chez des souches résistantes. Pour développer la méthode de sélection 5 souches de chacune des espèces Grifola frondosa et Fomitopsis pinicola ont été testées. Nous avons démontré que les tests en tubes de Téflon® étaient adéquats pour sélectionner des souches résistantes à un coût moindre et en un temps relativement court. De plus cela permet d’apporter des informations sur le comportement des souches sur les différents substrats. Les résultats ont montré qu’il y avait une grande variation de résistance entre souches et pour une même souche sur différents substrats. Un test autobiographique contre T. viride a été adapté de protocoles existants pour d’autres organismes. Les tests biologiques contre Bacillus subtilis, Cladosporium cucumerinum, Candida albicans, Biomphalaria glabrata et Aedes aegyptii, ainsi que contre le radical DPPH ont été réalisés sur 8 espèces à l’Institut de Pharmacognosie et Phytochimie de l’Université de Lausanne. Seul un petit nombre d’activités ont été décelées principalement dues à des acides gras. Nous avons comparé 5 souches de G. frondosa pour explorer la modulation chez les champignons. La variabilité morphologique, physiologique et chimique observée au sein d’une même espèce nous montre l’importance de conditions stables (souche, substrat, conditions de culture, traitement après récolte) dans la recherche de composés. Nous en concluons que ce travail est encourageant pour continuer dans cette ligne de recherche. Nous pouvons espérer un jour trouver de nouveaux arômes ou composés actifs étant donné le nombre d’espèces qui pourraient être testées. Il serait particulièrement intéressant de se focaliser sur des composés contre T. viride étant donné le manque de recherche actuellement réalisés sur ce sujet et le besoin urgent de nouveaux produits pour lutter contre ce pathogène.