Faculté de médecine

Variations cérébrales morphologiques et anatomiques observées au cours d'une dépression majeure

Graf, Christophe ; Giannakopoulos, Pandelis (Dir.) ; Ibanez, Vicente (Codir.)

Thèse de doctorat : Université de Genève, 2005 ; Méd. 10431.

La dépression majeure est une pathologie fréquente, source d'une importante morbidité. Le cortex cingulaire étant impliqué dans la formation des émotions, l'hypothèse avancée et soutenue par la littérature est qu'il existe une diminution significative du volume du cortex cingulaire subgénual préfrontal gauche chez les patients dépressifs et bipolaires. Cette région présente une... Plus

Ajouter à la liste personnelle
    Résumé
    La dépression majeure est une pathologie fréquente, source d'une importante morbidité. Le cortex cingulaire étant impliqué dans la formation des émotions, l'hypothèse avancée et soutenue par la littérature est qu'il existe une diminution significative du volume du cortex cingulaire subgénual préfrontal gauche chez les patients dépressifs et bipolaires. Cette région présente une variabilité anatomique importante nécessitant une définition claire des limites de la région d'intérêt. Ceci n'a pas été réalisé dans les études précédentes et engendre des conclusions controversées. Cette étude regroupe 77 patients répartis en quatre groupes: un groupe contrôle, un groupe de patients dépressifs majeurs, un groupe de patients bipolaires et un de schizophrènes (selon les critères DSM-IV). Le volume du cortex cingulaire subgénual a été mesuré par volumétrie en imagerie par résonance magnétique grâce à une méthodologie clairement définie. Il n'y a pas de différence significative entre les quatre groupes. En conclusion, ces résultats ne soutiennent pas l'hypothèse d'une diminution du volume du cortex cingulaire préfrontal subgénual chez les patients dépressifs et bipolaires, et par conséquent, la présence d'une anomalie structurelle de cette région pouvant servir de marqueur biologique de cette affection. Ils permettent cependant de mettre en évidence les nombreux problèmes méthodologiques qui doivent être pris en considération de manière rigoureuse dans le cadre des études d'imagerie structurelle en psychiatrie.