Faculté des sciences de base SB, Section de mathématiques, Institut de mathématiques Bernoulli IMB (Chaire d'analyse appliquée LCVMM)

## Global radii of curvature, and the biarc approximation of space curves : in pursuit of ideal knot shapes

### Thèse sciences Ecole polytechnique fédérale de Lausanne EPFL : 2004 ; no 2981.

Ajouter à la liste personnelle

# Exporter vers

Summary
The distance from self-intersection of a (smooth and either closed or infinite) curve q in three dimensions can be characterised via the global radius of curvature at q(s), which is defined as the smallest possible radius amongst all circles passing through the given point and any two other points on the curve. The minimum value of the global radius of curvature along the curve gives a convenient measure of curve thickness or normal injectivity radius. Given the utility of the construction inherent to global curvature, it is natural to consider variants defined in related ways. The first part of the thesis considers all possible circular and spherical distance functions and the associated, single argument, global radius of curvature functions that are constructed by minimisation over all but one argument. It is shown that among all possible global radius of curvature functions there are only five independent ones. And amongst these five there are two particularly useful ones for characterising thickness of a curve. We investigate the geometry of how these two functions, ρpt and ρtp, can be achieved. Properties and interrelations of the divers global radius of curvature functions are illustrated with the simple examples of ellipses and helices. It is known that any Lipschitz continuous curve with positive thickness actually has C1,1-regularity. Accordingly, C1,1 is the natural space in which to carry out computations involving self-avoiding curves. The second part of the thesis develops the mathematical theory of biarcs, which are a geometrically elegant way of discretizing C1,1 space curves. A biarc is a pair of circular arcs joined in a C1 fashion according to certain matching rules. We establish a self-contained theory of the geometry of biarc interpolation of point-tangent data sampled from an underlying base curve, and demonstrate that such biarc curves have attractive convergence properties in both a pointwise and function-space sense, e.g. the two arcs of the biarc interpolating a coalescent point-tangent data pair on a C2-curve approach the osculating circle of the curve at the limit of the data points, and for a C1,1-base curve and a sequence of (possibly non-uniform) meshes, the interpolating biarc curves approach the base curve in the C1-norm. For smoother base curves, stronger convergence can be obtained, e.g. interpolating biarc curves approach a C2 base curve in the C1,1-norm. The third part of the thesis concerns the practical utility of biarcs in computation. It is shown that both the global radius of curvature function ρpt and thickness can be evaluated efficiently (and to an arbitrarily small, prescribed precision) on biarc curves. Moreover, both the notion of a contact set, i.e. the set of points realising thickness, and an approximate contact set can be defined rigorously. The theory is then illustrated with an application to the computation of ideal shapes of knots. Informally ideal knot shapes can be described as the configuration allowing a given knot to be tied with the shortest possible piece of rope of prescribed thickness. The biarc discretization is combined with a simulated annealing code to obtain approximate ideal shapes. These shapes provide rigorous upper bounds for rope length of ideal knots. The approximate contact set and the function ρpt evaluated on the computed shapes allow us to assess closeness of the computations to ideality. The high accuracy of the computations reveal various, previously unrecognized, features of ideal knot shapes.
Résumé
La distance "d'auto-intersection" d'une courbe tridimensionnelle q (lisse, fermée ou infinie) peut se caractériser par le rayon de courbure global au point q(s), à savoir le plus petit de tous les rayons des cercles passant par le point q(s) et deux autres points quelconques de la courbe. Le rayon de courbure global minimal de la courbe est ainsi une mesure de l'épaisseur ou du rayon injectif normal de la courbe. L'utilité d'une telle notion pour la caractérisation des courbes "non-intersectantes" pousse à étendre la définition précédente du rayon de courbure global. La première partie de la thèse envisage ainsi toutes les fonctions de distance circulaires et sphériques et les fonctions de rayon de courbure global associées obtenues par minimisation de ces fonctions de distance. Il est ainsi démontré que parmi toutes les fonctions de rayon de courbure global seules cinq sont indépendantes, dont deux particulièrement utiles pour caractériser l'épaisseur d'une courbe. Nous décrivons les géométries particulières "réalisant" ces deux fonctions ρpt et ρtp. Les propriétés des fonctions de rayon global de courbure et leurs rélations sont illustrées dans les cas simples des ellipses et des helices. Il est connu qu'une courbe continue, lipschitzienne et d'épaisseur positive est automatiquement de régularité C1,1. C1,1 est par conséquent l'espace naturel pour les calculs mettant en jeu des courbes non-intersectantes. La deuxième partie de la thèse présente ainsi la théorie mathématique des bi-arcs, objets géométriques qui permettent de discrétiser de façon élégante les courbes spatiales de régularité C1,1 : Un bi-arc est une paire d'arcs de cercles joints de manière C1 et suivant certaines règles particulières. Nous proposons une théorie autonome de l'interpolation par bi-arcs d'ensembles de couples point-tangente extraits d'une courbe de base. Nous démontrons en particulier que les courbes de bi-arcs possèdent des propriétés de convergence ponctuelles et uniformes intéressantes. Par exemple, dans la limite où deux point-tangentes d'une courbe C2 se rejoignent, nous montrons que les deux arcs du bi-arc qui interpole cette paire point-tangente approchent le cercle osculatoire au point limite consideré. Nous montrons aussi que pour une courbe C1,1 et une séquence de discrétisation (éventuellement non-uniforme) les courbes bi-arc d'interpolation convergent vers la courbe de base avec la norme C1 et que pour des courbes de bases plus lisses des convergences plus fortes peuvent être obtenues : les courbes bi-arcs interpolant une courbe de base C2 convergent vers la courbe de base avec la norme C1,1. La troisième partie de la thèse concerne l'utilité pratique des bi-arcs dans les calculs. Il est démontré que la fonction de rayon de courbure global ρpt et l'épaisseur des courbes bi-arcs peuvent être évaluées de manière efficace et ce à la précision voulue. Nous définissons de plus de façon rigoureuse la notion d'ensemble de contact, c'est-à-dire l'ensemble des paires de point qui "réalisent" l'épaisseur, ainsi que la notion d'ensemble de contact "approximatif". La théorie est illustrée par l'étude des noeuds idéaux : les configurations des noeuds idéaux correspondent, pour noeud donné et une épaisseur donnée, aux configurations de longueur de corde minimale. Une méthode numérique de minimisation basée sur le principe du recuit-simulé et utilisant la discrétisation en bi-arc permet alors d'obtenir des approximations des configurations de noeuds idéaux. Ces configurations approchées fournissent ainsi des "limites supérieures" rigoureuses de la longueur de corde des noeuds idéaux. L'ensemble de contact approximatif et la fonction ρpt évalués à partir de ces configurations permettent alors d'estimer l' "écart à l'idéalité" de nos résultats. La grande précision des calculs permet par ailleurs de mettre en lumière diverses propriétés non observées jusqu'à présent.