Faculté des sciences

Domestic production versus pottery exchange during the Final Neolithic : characterization of the Auvernier-cordé ceramics form the Portalban and St. Blaise settlements, Western Switzerland

Di Pierro, Simonpietro ; Maggetti, Marino (Dir.) ; Messiga, Bruno (Codir.) ; Serneels, Vincent (Codir.)

Thèse de doctorat : Université de Fribourg, 2002 ; no 1391.

Cette recherche concerne la production céramique des deux sites lacustres de Portalban et St. Blaise, appartenant au Néolithique final de Suisse occidentale, relativement aux groupes culturels «Auvernier-cordé» moyen et ancien (2700–2400 av. J.C.). Les deux sites néolithiques font partie de la séquence de la Région des Trois Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat), du Néolithique ancien au... Plus

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    Résumé
    Cette recherche concerne la production céramique des deux sites lacustres de Portalban et St. Blaise, appartenant au Néolithique final de Suisse occidentale, relativement aux groupes culturels «Auvernier-cordé» moyen et ancien (2700–2400 av. J.C.). Les deux sites néolithiques font partie de la séquence de la Région des Trois Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat), du Néolithique ancien au Néolithique récent. L'arrivé de la «Civilisation de la Céramique Cordée» est surement l'événement qui caractérise le Néolithique Final en Suisse occidentale. Ces populations se sont installées près des communautés locales, et ils ont fortement influencé la production céramique locale, avec l'importation de leurs styles et savoir-faire. La poterie étudiée dans cette étude a donc été choisie en tenant compte des groupes typologiques : (i) la céramique de «Transition» ou de «Tradition Lüscherz», (ii) la céramique «Auvernier» propre, (iii) la céramique «Cordée» et ses deux sous-groupes (iiia) de la céramique «Cordé vrai» et (iii-b) de la céramique «Cordé imité». La répartition spatiale de la poterie à l'intérieur de chaque site a été prise en compte, avec un intérêt particulier aux structures d'habitation, pour tester l'hypothèse d'une production domestique plutôt qu'une production artisanale. 107 poteries, 14 torchis et 7 poids de tisserands ont été caractérisés avec une approche archéométrique classique. En outre, des échantillons d'argiles naturelles et de roches ont été prélevés des dépôts morainiques locaux pour l'identification de matières premières qui auraient pu être utilisées pour la production des poteries. La caractérisation a été effectuée par analyse minéralogique en diffraction des rayons X, étude pétrographique en lame mince et analyse chimique en fluorescence des rayons X. Dans le but d'obtenir une meilleure identification des matières premières, une nouvelle technique de séparation a été appliquée à une série représentative des poteries étudiées. La technique consiste dans l'attaque avec une solution tamponnée de H2O2 du tesson céramique pour obtenir la composition des deux composants principaux: la matrice et le dégraissant. Les résultats obtenus ont été les suivants: Le premier concerne la nette différence existant en terme de technologie de production et matériaux utilisés, entre la poterie d'un côté et les torchis et le poids de tisserands de l'autre. Ce résultat a été d'abord obtenu sur le site de Portalban, d'où l'argile calcaire utilisée pour la fabrication des torchis et des pesons a été précisément identifiée comme locale. Ensuite, en utilisant les données présentes dans la littérature sur d'autres sites, cette nette différence a été étendue à l'échelle du Plateau suisse occidental. La composition pétrographique et chimique de la poterie de Portalban est très homogène, soit pour la matrice soit pour le dégraissant. On a identifié: une matrice silicatée, riche en Al2O3, dégraissée à l'aide de fragments de roche avec une empreinte pétrographique du granite du Mont Blanc à stilpnomelane. Ces deux composants ont été utilisés en proportions légèrement différentes, mais aucune corrélation claire n'a été établie avec les groupes typologiques, ou bien avec la localisation des structures d'habitation. Ce résultat indiquerait une connaissance des matériaux et un savoir-faire partagé à l'échelle du village. L'argile utilisée pour la poterie n’a pas été identifiée par la prospection de la zone, soit car l'urbanisation peut en avoir oblitérée la présence, soit parce qu'elle peut être épuisée. Par contre, le granite du Mont Blanc a été trouvé dans la moraine locale, mais sa disponibilité est assez faible. Un autre résultat important a été obtenu pour la poterie de St.Blaise, et concerne l'hétérogénéité de sa composition. Au moins trois groupes pétrographiques et chimiques ont été déterminés: le groupe principal est constitué par 46 céramiques avec matrice calcosilicatée et pauvres en MgO, un deuxième groupe de sept poteries est par contre composé par une matrice silicatée riche en MgO, un troisième groupe de huit céramiques à matrice calco-silicatée se distingue par une teneur élevée en Sr + Ba. Une seule poterie est composée par une matrice fortement calcaire, et elle a été considérée comme héxogène. Les différences pétrochimiques déterminées sur les matrices peuvent être attribuées à l'utilisation de matières premières différentes, c'est-à-dire à l'exploitation d'affleurements d'argiles différentes. Tout le corpus céramique, indépendamment de sa composition pétro-chimique, a été dégraissé avec du granite du Mont Blanc à stilpnomelane. Une bonne corrélation a été trouvée entre la poterie à matrice silicatée et riche en MgO et le groupe typologique de la céramique «Cordé vrai». Ce résultat a été renforcé par l'utilisation des données bibliographiques existant déjà sur le site. Les différences entre les matériaux et la bonne corrélation avec la typologie ont permis de penser à une provenance héxogène de la poterie «Cordé vrai» de St. Blaise. Cette hypothèse a été testée avec l'analyse statistique multivariée des données chimiques (classification ascendante hiérarchique «cluster analysis» et l'analyse discriminante) et a été trouvée plausible. La répartition spatiale de la céramique à l'intérieur du site a permis de mettre en évidence une corrélation précise entre le groupe de poteries riches en Sr + Ba et une maisonnée particulière. La contamination chimique de ces poteries a pu être exclue. Au contraire, ce dernier résultat confirme plutôt l’hypothèse d'une production domestique de la céramique, liée aux structures d'habitation du site de St. Blaise.
    Summary
    The present research focuses on the ceramic products of the two Final Neolithic dwelling settlements of Portalban and St. Blaise, Western Switzerland, relative to the Old and Medium Auvernier-cordé (2700 – 2400 BC) cultural groups. These two important sites are inserted in the sequence of the Three Lakes Region (Neuchâtel, Bienne and Morat), which includes a complete stratigraphy ranging from Old, Middle and Recent Neolithic. The most important event of the Final Neolithic for the Western Swiss Plateau is the arrival of the "Corded ceramic" civilization from Eastern Switzerland, which spread over the local communities of the region. The allochthonous populations strongly influenced the local know-how concerning the pottery manufacturing, importing their styles and morphologies. The studied pottery has been therefore selected taking into consideration the typological group to which they belonged: (i) "Transition" or "Lüscherz tradition", (ii) "Auvernier" s.s, (iii) "Corded" ceramic and the two sub-groups (iiia) "Corded true" and (iii-b) "Corded imitation". The spatial distribution of the pottery inside the settlement of origin, with particular interest to the building structure of provenance, has been considered in order to test the hypothesis of a domestic production rather than a craftsmanship activity, always related to the ceramic manufacturing. 107 pottery samples, 14 cobs and 7 loom weights have been characterized with a classical archaeometric approach. Clays and moraine rocks have been sampled for the identification of the potential raw materials. The characterization of the ceramic materials has been carried out by means of the mineralogical compositions (X-ray diffraction), the petrographic analyses (thin sections) and the bulk chemical analyses (X-ray fluorescence). In order to better determine the provenance of the raw materials a new technique has been implemented on a representative portion of the studied pottery. It concerned the separation of the main fractions of the potsherds, matrix and temper, through a properly buffered H2O2 attack, in order to chemically characterized them separately. Several different results have been achieved. The first one concerned the sharp difference in production technology and materials provenance with reference to the pottery on one side and the cobs & loom weights on the other. This interesting issue has been first determined at the Portalban settlement, from where the calcareous clay used for the cobs and the loom weights preparation has been identified as local. Secondly, exploiting data from literature concerning other settlements, this regular difference has been observed and extended at the scale of the Western Swiss Plateau. Further, the Portalban pottery resulted being composed of very homogeneous materials, in terms of clay and temper both, on petrographic as well as chemical base. A silicate matrix, particularly rich in alumina, and rock fragments with the precise petrographic fingerprint of the stilpnomelane bearing Mont Blanc granite, have been identified as the basic components of the pottery. They have been mixed in slightly different proportion, but without remarkable correlations with any morphological group of affiliation or house of provenance. This result would indicate a large and deep technological know-how in relation to the used materials, shared at the scale of the whole village. The presumed local clay source has not been found during the prospecting of the area, either because the intense urbanization shall not allow its exposure anymore or because it has been fully exploited. The Mont Blanc granite has been instead identify in the moraine deposits surrounding the settlement, but as a scarcely available lithotype. A different important result has been instead obtained at the St. Blaise settlement, and concerned the heterogeneity of pottery composition. Three main petro-chemical groups have been in fact identify, all having their precise fingerprint. The main group of ceramics (46 pot-sherds) is composed of a calcosilicate matrix, MgO-poor, a second group of seven pottery is composed of a silicate matrix, MgO-rich, while the third group (eight pot-sherds) is composed of a calco-silicate matrix, distinguishable on the basis of an high content of Sr + Ba. Only one pottery has a high calcareous composition, and it has been considered as exogenous. The above mentioned compositional differences concerning the matrix may be ascribed to the utilization of different raw materials, which in turn would indicate the utilization of more clays sources. The entire pottery suite, no matter which the petrochemical group was, has been tempered with the stilpnomelane bearing Mont Blanc granite. The correlation with the morphological group of affiliation has permitted to establish a good correspondence between the silicate, MgO-rich ceramics and the "Corded true" typological group. Moreover, the using of other data from the literature has strengthened this result. The difference in material composition as well as the morphological obtained correlation raised the hypothesis of an exogenous provenance of the "Corded true" pottery of St. Blaise. The hypothesis has been tested with the statistical analysis (cluster and discriminant analyses both) and found plausible. The spatial distribution of the ceramic products highlighted the precise correlation existing between the Sr + Ba rich pottery and the house of provenance. A possible contamination problem has been inferred and ruled out. Rather, this result has confirmed the model of a domestic ceramic production, house-linked, for the St. Blaise settlement at least.
    Riassunto
    La presente ricerca concerne lo studio dei prodotti ceramici provenienti dai due siti lacustri, del Neolitico finale, di Portalban e St. Blaise, in Svizzera occidentale, relativamente al gruppo culturale "Auvernier-cordé" (2700–2400 a.C.). Questi due importanti siti fanno parte della sequenza della Regione dei Tre Laghi (Neuchâtel, Bienne e Morat), la quale include la completa stratigrafia dal tardo al Neolitico recente. Il più importante evento caratterizzante il Neolitico finale per l'altopiano svizzero occidentale, è sicuramente l'arrivo della Civilizzazione della Ceramica cordata dalla Svizzera orientale, installatasi presso le comunità locali. Le popolazioni alloctone hanno fortemente influenzato la produzione ceramica locale, importando i propri stili e morfologie esogene. La ceramica studiata in questo lavoro è stata quindi selezionata tenendo conto del gruppo morfologico d'appartenenza: (i) la ceramica di "Transizione" o di "Tradizione Lüscherz", (ii) la ceramica "Auvernier" s.s., (iii) la ceramica "Cordata" ed i due sottogruppi della (iii-a) ceramica "Cordata vera" e della (iii-b) ceramica "Cordata d'imitazione". Inoltre, per testare l'ipotesi di una produzione domestica piuttosto che artigianale, è stata inoltre considerata la distribuzione spaziale della ceramica all'interno dei due siti d'origine, con particolare riguardo alle strutture abitative di provenienza. 107 campioni di vasi, 14 argille cotte per rivestimento dei muri interni e pavimentazione delle abitazioni nonché 7 argille cotte utilizzate per la tessitura e la concia delle pelli, sono state caratterizzate con il classico approccio archeometrico. Sono stati campionati inoltre argille naturali e campioni di roccia provenienti dalle morene locali per la potenziale identificazione delle materie prime usate per la produzione ceramica. La caratterizzazione è stata effettuata tramite l'individuazione della composizione mineralogica (diffrazione raggi X) dei manufatti, la loro composizione petrografica tramite analisi in sezione sottile e la composizione chimica totale (fluorescenza raggi X). Una nuova tecnica di studio è stata implementata su una serie rappresentativa dei precedenti campioni, con lo scopo di meglio identificare le materie prime utilizzate. La tecnica consiste in un attacco con una soluzione tamponata di H2O2 sul frammento di ceramica, ed ha come obiettivo la separazione delle parti principali della ceramica, la matrice e lo smagrante. Nello studio sono stati raggiunti i seguenti risultati. Il primo concerne la netta differenza in tecnologia di produzione ed utilizzazione dei materiali esistente tra la ceramica s.s., cioè il vasellame, e gli altri oggetti in argilla cotta usati per le abitazioni e la concia delle pelli. Questo risultato è stato ottenuto dapprima sul materiale proveniente da Portalban, da dove l'argilla calcarea utilizzata per la preparazione delle argille cotte è stata identificata con precisione e come locale. Secondariamente, utilizzando i dati presenti in letteratura concernenti altri siti, questa netta e regolare differenza è stata estesa alla scala dell'altopiano svizzero occidentale. Per quanto riguarda la ceramica s.s., essa è risultata composta da materiali molto omogenei, sia per quanto riguarda la matrice (l'argilla) che per quanto riguarda lo smagrante, sia su base petrografica che chimica. I componenti di base identificati sono: una matrice silicatica, particolarmente ricca d'allumina, e frammenti di roccia con una chiara impronta petrografica del granito del Monte Bianco a stilpnomelano. I due componenti sono stati utilizzati in proporzioni leggermente differenti da vaso a vaso, ma non è stato possibile stabilire alcuna correlazione con i gruppi morfologici d'appartenenza o struttura abitativa di provenienza. Questo risultato indicherebbe una profonda conoscenza dei materiali e del know-how tecnologico, condiviso alla scala dell'intero villaggio. L'affioramento dell'argilla utilizzata, presunta locale, non è stato trovato durante la prospezione dell'area, sia a causa dell'intensa urbanizzazione che non ne consente l’esposizione, sia perché potrebbe essere stata completamente utilizzata. Invece, il granito del Monte Bianco è stato effettivamente individuato nei depositi morenici locali, ma la sua disponibilità è risultata scarsa. Un risultato differente, altrettanto importante, è stato invece ottenuto sulla ceramica proveniente da St. Blaise. Esso riguardo l'eterogeneità della composizione di quest'ultima. Sono stati infatti identificati almeno tre gruppi, ognuno con le proprie caratteristiche chimiche e petrografiche. Il gruppo principale è costituito da 46 ceramiche ed è composto da una matrice calcosilicatica, povera di MgO; un secondo gruppo di sette ceramiche è invece composto da una matrice silicatica, ricca di MgO; il terzo gruppo si distingue per un tenore elevato degli elementi traccia Sr e Ba. Una sola ceramica è costituita da una matrice fortemente calcarea, ceramica in seguito considerata esogena. Le differenze composizionali determinate sulle matrici sono riconducibili all'utilizzo di materie prime diverse tra loro, a loro volta ascrivibili ad affioramenti di argille differenti. Tutte le ceramiche, indipendentemente dal gruppo chimico-petrografico d'appartenenza, sono state smagrate tramite l'aggiunta di frammenti di granito del Monte Bianco a stilpnomelano. E' stata trovata una buona correlazione tra il gruppo di ceramiche a composizione silicatica e ricche di MgO ed il gruppo morfologico della ceramica "Cordata vera". Inoltre, questo risultato è stato rafforzato dall'utilizzo di dati bibliografici già esistenti riguardanti lo stesso sito. Le differenze nei materiali utilizzati, cosi come le correlazioni con la morfologia, hanno permesso di pensare ad una provenienza esogena della ceramica "Cordata vera" di St. Blaise. Questa ipotesi è stata testata tramite l'analisi statistica dei dati chimici ("cluster" e discriminante), ed è risultata plausibile. La distribuzione spaziale all'interno dell'insediamento dei prodotti ceramici ha evidenziato una precisa correlazione tra il gruppo di ceramiche ricche in Sr + Ba e la struttura abitativa dalle quali provengono. E stato considerato un possibile problema di contaminazione dei prodotti ceramici in questione, in seguito escluso. Invece, questo risultato conferma il modello di una produzione domestica del vasellame, legato alle case d'abitazione, almeno per il sito di St. Blaise.