Le syndrome d'aliénation parentale : comment expliquer son succès judiciaire en Amérique du Nord malgré ses carences scientifiques?

Taniguchi, Yuko ; Jaffé Philip D. (Dir.)

Mémoire de master : Institut universitaire Kurt Bösch, 2013.

De nos jours, le maintien des relations personnelles de l’enfant avec ses deux parents suite à une dissolution conjugale est considéré comme la règle générale, capable d’apporter le plus grand bénéfice possible pour le bien-être de l’enfant. Toutefois, sa mise en pratique n’est pas toujours évidente face au rejet vigoureux et total d’un enfant d’entretenir des relations avec... Plus

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    Résumé
    De nos jours, le maintien des relations personnelles de l’enfant avec ses deux parents suite à une dissolution conjugale est considéré comme la règle générale, capable d’apporter le plus grand bénéfice possible pour le bien-être de l’enfant. Toutefois, sa mise en pratique n’est pas toujours évidente face au rejet vigoureux et total d’un enfant d’entretenir des relations avec l’un de ses parents. Ce phénomène, observé souvent dans des conflits parentaux hautement conflictuels, est désigné comme « syndrome d’aliénation parentale » (SAP) par Richard Gardner. L’introduction de cette théorie a suscité de vives polémiques, notamment au niveau de sa validité comme syndrome, vu son étiologie et son diagnostic douteux. Elle a connu cependant un grand succès au niveau de son évocation et de son application courante dans les tribunaux nord-américains et ce, malgré de sérieuses carences scientifiques. Comment donc expliquer un tel succès? Notre travail cherche à répondre à cette question à la lumière de trois axes méthodologiques : les droits de l’enfant, le système judiciaire et les stéréotypes de genre.