L'évaluation du risque pays dans le financement du négoce international

De Sá, José ; Ferreira, Luis (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2012 ; TDEE 148.

Ce travail traite de l’évaluation du risque pays dans le financement du négoce international, l’objectif étant de passer en revue les principaux standards utilisés dans ce domaine pour ensuite proposer un nouveau modèle regroupant les forces de chacune des méthodologies traitées tout en y apportant des idées nouvelles. Deux standards ont été traités, le Political Risk Services Risk... Plus

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    Résumé
    Ce travail traite de l’évaluation du risque pays dans le financement du négoce international, l’objectif étant de passer en revue les principaux standards utilisés dans ce domaine pour ensuite proposer un nouveau modèle regroupant les forces de chacune des méthodologies traitées tout en y apportant des idées nouvelles. Deux standards ont été traités, le Political Risk Services Risk Index et le International Country Risk Guide, tous les deux publiés par The PRS Group. La principale raison du choix de ces deux standards est qu’ils servent de base pour la plupart des méthodologies existantes. De plus, le nombre de méthodologies d’évaluation du risque pays disponibles pour le grand public est limité et la plupart sont destinées à un domaine précis alors que les deux mentionnées sont plus générales et flexibles. En traitant ces deux modèles j’ai pu en tirer à la fois leurs avantages et leurs inconvénients. Leurs principaux points forts étant leur flexibilité, la relative exhaustivité des composants utilisés dans l’évaluation, mais aussi la facilité d’utilisation pour une personne non initiée. A l’inverse, leurs points faibles sont la subjectivité demandée à l’utilisateur et le fait que ces deux standards se basent soit entièrement sur des données historiques soit entièrement sur des pronostics pour définir le risque d’un pays. Partant de ces impressions, j’ai construit un modèle inspiré de ces deux standards en essayant d’en tirer le meilleur de chacun d’entre eux. Pour ce faire, j’ai regroupé les deux méthodologies dans l’objectif d’utiliser à la fois des données historiques mais aussi des pronostics dans l’évaluation et j’ai réutilisé certains de leurs composants, tout en y apportant une dose d’objectivité car tous sont maintenant basés sur des indicateurs bien précis. Finalement, le modèle proposé permet d’évaluer le risque pays d’une transaction, contrairement aux méthodologies traitées qui se limitent à noter le risque d’un pays. La plus-value de cette approche tient du fait que la plupart des opérations de négoce se font entre deux pays et que les différents composants du risque pays ne sont pas tous intéressants selon si le pays est exportateur ou importateur. Cette approche du risque pays est donc plus adaptée à une utilisation dans le cadre du financement d’opérations de négoce.