Travail social

Troubles du spectre autistique : soutenir les enfants, soutenir la famille

Pralong, Sophie ; Dini, Sarah (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2012.

En Suisse, le Service éducatif itinérant (SEI ou Office éducatif itinérant-OEI selon les cantons) propose une intervention hebdomadaire à domicile aux enfants de 0 à 6 ans présentant des difficultés dans leur développement, dont des troubles du spectre autistique (TSA). Sachant que les familles d’enfants ayant un TSA sont confrontées à de nombreuses difficultés (isolement, situation... Plus

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    Résumé
    En Suisse, le Service éducatif itinérant (SEI ou Office éducatif itinérant-OEI selon les cantons) propose une intervention hebdomadaire à domicile aux enfants de 0 à 6 ans présentant des difficultés dans leur développement, dont des troubles du spectre autistique (TSA). Sachant que les familles d’enfants ayant un TSA sont confrontées à de nombreuses difficultés (isolement, situation de stress permanent, impossibilité de faire appel aux systèmes de garde ou de relève habituels…), la question de départ de ce travail est la suivante : De quelle manière les familles sont-elles soutenues dans la prise en charge à domicile d’enfants avec un TSA ? Afin d’y répondre, six pédagogues en éducation précoce spécialisée (peps) travaillant au sein des trois SEI du canton de Vaud ont participé à des entretiens qualitatifs semi-dirigés durant lesquels leurs pratiques en ce qui concerne les familles des enfants suivis ont été questionnées. Le contenu de ces entretiens a permis de découvrir les méthodes utilisées pour intégrer les familles au travail effectué avec l’enfant TSA ainsi que les différentes formes de soutien qui leur sont offertes. Les données démontrent une grande importance accordée à la collaboration avec les parents, tout au long de l’intervention. Ceux-ci bénéficient également d’un soutien conséquent de la part des peps, qui peut prendre différentes formes : soutien de la fonction parentale, soutien social informel, soutien matériel, émotionnel, informatif et d’estime. En ce qui concerne la participation des fratries à l’intervention et le soutien dont elles bénéficient, peu de données ont été récoltées ; en effet, les fratries sont très peu présentes lors des séances et leurs difficultés ne sont donc que rarement observées et prises en compte par les professionnels. La recherche a abouti à un certain nombre de pistes de travail pour les professionnels, notamment en ce qui concerne le soutien aux fratries. L’adaptation des horaires des séances en vue d’y faire régulièrement participer les fratries, par exemple, pourrait constituer un point de départ pour l’observation de leurs difficultés liées au trouble du frère ou de la soeur TSA et amener le pédagogue à proposer un soutien ou à rediriger les familles auprès de services spécialisés. Quant aux parents, un accent pourrait être mis sur l’observation des interactions entre ces derniers et l’enfant TSA, afin d’optimiser le soutien à la fonction parentale et, par la même occasion, les compétences relationnelles de l’enfant TSA.