Le manque de liquidité en USD sur les marchés et son influence sur le négoce des matières premières à Genève

Probst, Andrea ; Piller, Robert (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2012 ; TDEE 141.

Ayant suivi durant mon cursus académique à la Haute Ecole de Gestion, la majeure « Commodity Trading », ainsi que les mineures « Country Risk » et « Supply Chain Logistics », j’ai souhaité à travers ce travail, approfondir et parfaire mes connaissances dans ce secteur, qui est à la fois passionnant, dynamique, cosmopolite et économiquement ancré dans la cité de Calvin. Genève est... Plus

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    Résumé
    Ayant suivi durant mon cursus académique à la Haute Ecole de Gestion, la majeure « Commodity Trading », ainsi que les mineures « Country Risk » et « Supply Chain Logistics », j’ai souhaité à travers ce travail, approfondir et parfaire mes connaissances dans ce secteur, qui est à la fois passionnant, dynamique, cosmopolite et économiquement ancré dans la cité de Calvin. Genève est devenue, ces dernières années, la première place mondiale dans le négoce de matières premières et ce devant d’autres places financières de renoms telles que Singapour, Londres ou encore Hong-Kong. De plus, tout le bassin lémanique est maintenant impliqué dans cette belle aventure. La région a su se démarquer de ses concurrents en exploitant son héritage économique et juridique déjà fortement reconnu, tout en jouissant d’une stabilité politique séculaire. La place genevoise a de plus profité de la force de travail de nombreux talents du métier ainsi que de l’expertise grandissante des entreprises de négoce afin de stimuler un effet de cluster. Ceci a permis à la ville de remporter le patronyme de hub des commodités, plus communément appelé le « hub genevois ». Cependant, depuis le début de l’année, le hub souffre de l’actuel manque de liquidité en dollars sur les marchés car les transactions se traitent encore majoritairement dans cette monnaie. De plus les principales banques spécialisées dans le financement des transactions liées aux matières premières à Genève, sont des banques françaises. La « Federal Reserve » (Fed) a conseillé aux institutions financières américaines de ne plus financer les banques françaises, car elles souffrent d’une mauvaise image sur le plan international, qui est principalement dû à leur implication dans la dette souveraine Grecque. J’ai souhaité grâce à mon étude analyser les tenants et aboutissants de la situation actuelle dans le bassin lémanique : Y a-t-il vraiment un manque de liquidité ? Et si oui: quels sont les secteurs les plus touchés ? Quelles sont les solutions à apporter, si solutions il y a ? Et quels sont les risques réels et les influences que pourraient avoir cette situation sur la pérennité de la place de négoce genevoise ? La meilleure stratégie à adopter afin d’avoir des réponses à toutes mes questions était de rencontrer des professionnels du secteur et ainsi d’obtenir leur vision de la situation. Malheureusement, le milieu étant encore opaque, j’ai dû élargir mon étude de terrain avec des interviews parus ces derniers mois dans la presse spécialisée.