Optimiser les services de soutien à la recherche en travail social : le cas de la Haute école de travail social de Genève

Wuillemin, Claire ; Burgi, Pierre-Yves (Dir.)

Mémoire de master : Haute école de gestion de Genève, 2018 ; MASID 75.

La recherche scientifique est secouée par de récents changements : open data, open access, exigences des bailleurs de fonds sont autant de nouveaux enjeux que les parties prenantes de la science doivent désormais considérer. Au sein des établissements d’enseignement supérieur, ce nouveau paysage amène les acteurs du soutien à la recherche à repenser leurs rôles et leurs prestations... Plus

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    Résumé
    La recherche scientifique est secouée par de récents changements : open data, open access, exigences des bailleurs de fonds sont autant de nouveaux enjeux que les parties prenantes de la science doivent désormais considérer. Au sein des établissements d’enseignement supérieur, ce nouveau paysage amène les acteurs du soutien à la recherche à repenser leurs rôles et leurs prestations pour permettre à leur communauté de recherche de satisfaire aux paramètres de ce nouvel environnement. Cette entreprise est toutefois particulièrement complexe pour les Hautes écoles spécialisées, car leur taille et leurs moyens modestes limitent le développement de nouvelles infrastructures. Le présent mémoire est issu d’un mandat de la Haute école de travail social de Genève. Il a pour objectif d’étudier la faisabilité de la mise en place d’un centre de services de soutien à la recherche pour les chercheurs en travail social, au sein de l’école ou à l’échelle du domaine Travail social (TS). Plus précisément, il vise à répertorier les pratiques actuelles de soutien à la recherche au sein des écoles de TS de la HES-SO, à identifier les principales tendances et bonnes pratiques de soutien à la recherche et à déterminer les besoins des chercheurs en travail social en termes de soutien. Pour ce faire, une méthodologie en trois temps a été adoptée. Tout d’abord, une revue de la littérature a été exécutée pour faire un état des lieux du soutien à la recherche et recueillir des retours d’expérience en milieu académique. Par la suite, les responsables des services actifs dans le soutien à la recherche ont été rencontrés durant une série d’entretiens semi-dirigés et des focus groups ont été organisés avec les chercheurs. En revanche, la rencontre avec toutes les Hautes écoles de travail social n’a pas été possible. L’étude s’est donc concentrée sur le cas de l’école de Genève (HETS-GE). Les résultats du croisement des données issues des entretiens, des focus groups et de la revue de littérature montrent que, malgré les démarches déjà entreprises, la HETS-GE ne possède pas la maturité nécessaire ni les ressources suffisantes pour mettre sur pied un centre de soutien à la recherche. Le présent travail propose plusieurs recommandations pour créer des circonstances plus propices à cette entreprise. Une première suggestion est d’accroître la collaboration, la coordination et la communication interne, car ces trois aspects sont les piliers du soutien à la recherche. Plusieurs idées d’actions concrètes sont proposées pour permettre à l’institution de les développer. En complément, un modèle de maturité a été élaboré afin de permettre de visualiser les différentes étapes du processus et les prérequis pour accéder aux échelons supérieurs. L’étude porte certes sur un cas particulier, mais les réflexions qu’elle déploie s’inscrivent dans des considérations plus larges et communes à tout le domaine du travail social, si ce n’est à toutes les HES. Bien qu’il soit nécessaire de la compléter par des recherches supplémentaires, elle est un bon point de départ pour les institutions possédant des questionnements ou des situations similaires et qui souhaitent développer leur compréhension et leurs infrastructures de soutien à la recherche.