Pétrole iranien : la coalition du négoce face à l'embargo

Mouchard, Anthony-Chris ; Fragnière, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2012 ; TDEE 137.

Le pétrole a marqué notre histoire et sa consommation a considérablement évoluée. Son industrialisation à grande échelle avait besoin d’un cadre légal, qui a été défini par des législations et des accords internationaux. Mais sur un marché si large et instable, il n’est pas facile de maintenir ces activités, même quand on possède des ressources très importantes. C’est le... Plus

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    Résumé
    Le pétrole a marqué notre histoire et sa consommation a considérablement évoluée. Son industrialisation à grande échelle avait besoin d’un cadre légal, qui a été défini par des législations et des accords internationaux. Mais sur un marché si large et instable, il n’est pas facile de maintenir ces activités, même quand on possède des ressources très importantes. C’est le cas de l’Iran. Les échanges mondiaux sont perturbés et des menaces pèsent sur l’approvisionnement en brut. En amont, les traders doivent faire face à une forte volatilité, un niveau de prix du baril élevé et à un assèchement des liquidités. L’embargo et les décisions de sanctions prises à l’égard du gouvernement iranien, rendent l’environnement très instable et créent des situations parfois complexes pour les traders. Heureusement, des métiers agissant directement sur le déroulement des transactions et qui font partie du coeur des opérations, sont là pour maintenir les échanges. La culture du risque et les techniques de contournement des sanctions de la communauté européenne résistent plutôt bien à la situation. Le rôle des banques, des assureurs et des affréteurs est toutefois mis à rude épreuve durant les étapes difficiles du transport. Sur la base des informations récoltées sur le terrain et provenant de la recherche documentaire, on peut comprendre par quels moyens les traders arrivent encore à exercer leur métier et quels sont les facteurs déterminants pour négociation de contrats. Trois axes majeurs qui rendraient possibles la poursuite des affaires avec l’Iran sont mis en valeur. A savoir, le négoce depuis la Suisse, l’évaluation des risques et le choix des experts. La collaboration entre traders et courtiers ne cessera de surprendre, par la qualité des services et des informations échangés. Anticiper l’avenir, en étant sensible aux changements macroéconomiques et en soignant ses relations, voilà à quoi les acteurs du négoce de matières premières doivent faire face.