Quel accompagnement sage-femme en salle de naissance favorise un bon vécu d'accouchement ? : travail de Bachelor

Rebelo Marques, Katja ; Dall'Armellina, Léa ; Nunno Paillard, Catia (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de santé Genève, 2018.

Cadre de référence: Durant les dernières décennies, l’accouchement est devenu un acte de plus en plus médicalisé, permettant ainsi de faire fortement diminuer la morbidité et la mortalité des mères et des nouveaux-nés. Malgré la grande qualité des soins en obstétrique en Occident, la prévalence des femmes ayant un mauvais vécu d’accouchement reste élevée. Or, les impacts... Plus

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    Résumé
    Cadre de référence: Durant les dernières décennies, l’accouchement est devenu un acte de plus en plus médicalisé, permettant ainsi de faire fortement diminuer la morbidité et la mortalité des mères et des nouveaux-nés. Malgré la grande qualité des soins en obstétrique en Occident, la prévalence des femmes ayant un mauvais vécu d’accouchement reste élevée. Or, les impacts négatifs de ce traumatisme sur le lien d’attachement mère-enfant, le couple, la vie sexuelle et reproductive, le risque de dépression postnatale ou d’état de stress post-traumatique ont été prouvés. But: Identifier comment les sages-femmes en salle de naissance peuvent favoriser un bon vécu de l’accouchement pour les parturientes. Méthode: Ce travail est une revue de la littérature d’articles scientifiques récents (moins de 10 ans) limitée à 5 articles. La recherche a été effectuée sur différentes bases de données: Medline, MIDIRS, OVID et CINHAL entre septembre 2017 et mars 2018. Ces derniers ont été décrits, analysés par thématique et ont été l’objet d’une discussion et d’un retour dans la pratique. Résultats: Pour les femmes ayant participé aux études, l’élément principal permettant de favoriser un bon vécu de leur accouchement est une présence continue de la sage-femme avec un soutien de qualité, adapté à leurs besoins. Une attitude calme, bienveillante et amicale de la sage-femme est aussi un aspect positif. Une des qualités majeures attendues chez la sage-femme est qu’elle possède de bonnes compétences en matière de communication, et qu’elle informe régulièrement et de manière adéquate les parturientes. Les parturientes souhaitent également un accompagnement personnalisé à leurs besoins, et qui soit une source de soutien dans la gestion de la douleur. Les femmes ont aussi besoin qu’on encourage leur empowerment, et souhaitent participer activement au processus décisionnel afin d’augmenter leur sentiment de contrôle. Le soutien social et le soutien du partenaire semble jouer une part moins importante, apparaissant même parfois comme facteurs négatifs. Certaines interventions obstétricales, ainsi que les attentes et les représentations des femmes vis à vis de l’accouchement peuvent également avoir un impact négatif sur le vécu de l’accouchement. Conclusion: Les résultats de cette revue de littérature mettent en évidence les moyens dont une sage-femme peut se servir pour favoriser un bon vécu de l’accouchement, notamment au niveau du soutien psychique et émotionnel, par sa présence, son attitude et ses qualités de communication. Par ailleurs, elle rappelle aussi que les soins en salle d’accouchement doivent être dispensés sur la base d’un partenariat entre la sage-femme et la parturiente. En effet, les 4 femmes soulignent ne pas avoir été assez impliquées dans les processus décisionnels. Elles souhaitent plus d’autonomie et de sentiment de contrôle. Pour cela, les sages-femmes doivent informer les parturientes des différentes possibilités de soins, les encourager à utiliser leur capacité d’empowerment et leurs ressources propres.