Travail social

L'alcool, le dernier plaisir… vraiment ? : pratique professionnelle des assistants sociaux valaisans accompagnant les personnes en âge AVS dépendantes à l'alcool

Roh, Francine ; Terrettaz, Mireille ; Peter, Mélanie (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2012.

Cette recherche nous a ouvert les portes de compréhension d’un phénomène social souvent jugé tabou dans notre société, la dépendance à l’alcool des personnes en âge AVS, et nous a permis d’entrer de plein pied dans le travail des assistants sociaux (AS) qui les accompagnent. Nous avons comparé les méthodes de travail des AS d’Addiction Valais avec celles d’autres services... Plus

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    Résumé
    Cette recherche nous a ouvert les portes de compréhension d’un phénomène social souvent jugé tabou dans notre société, la dépendance à l’alcool des personnes en âge AVS, et nous a permis d’entrer de plein pied dans le travail des assistants sociaux (AS) qui les accompagnent. Nous avons comparé les méthodes de travail des AS d’Addiction Valais avec celles d’autres services sociaux qui n’ont pas comme premier mandat de traiter les addictions. Ainsi, après avoir rencontré des AS de Pro Senectute et d’un centre médico-social (CMS), nous avons remarqué que les professionnels prennent en compte cette problématique mais qu’elle n’est pas si facile à aborder. Ils attendent souvent que le lien de confiance avec le client soit solide pour entamer ce sujet et ils utilisent des astuces professionnelles pour le faire, comme l’observation du lieu de vie ou les difficultés financières de la personne. Nos investigations sur le terrain nous ont également permis de mettre en évidence les représentations que se font les AS au sujet des personnes âgées dépendantes à l’alcool, dans un contexte socioculturel où ce produit psychoactif détient une grande place sociale et économique. Les descriptions données qualifient la vieillesse d’un état plutôt négatif, faisant référence aux multiples difficultés pouvant apparaître comme des problèmes physiques, psychiques ou d’isolement. Finalement, nous avons développé plusieurs pistes qui pourraient aider les professionnels à engager plus facilement une action pour leur venir en aide. Il s’agit surtout de renforcer la collaboration entre les différents services afin de mieux coordonner l’accompagnement. D’autre part, nous avons proposé de développer le soutien direct aux personnes âgées en créant des espaces de partage leur étant destiné ou en organisant des campagnes d’information sur les risques spécifiques liés à la consommation d’alcool dans le grand âge. Pour terminer, il est également important que les divers professionnels soient formés à cette problématique afin de répondre de manière optimale aux besoins des clients.