Étude sur l'utilisation des ressources électroniques du programme HINARI par les pays d'Afrique sub-saharienne francophones

Morsier, Selva de ; Madinier, Hélène (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2012 ; TDB 2172.

Cette étude est le résultat d’un mandat proposé par la bibliothèque de l’OMS qui a lancé en 2002 le projet HINARI qui permet aux institutions des pays en voie de développement d’accéder gratuitement ou pour une somme symbolique à de nombreuses revues scientifiques peer-reviewed dans le domaine de la santé. Aujourd’hui, l’équipe en charge d’HINARI souhaite comprendre quelles... Di più

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    Résumé
    Cette étude est le résultat d’un mandat proposé par la bibliothèque de l’OMS qui a lancé en 2002 le projet HINARI qui permet aux institutions des pays en voie de développement d’accéder gratuitement ou pour une somme symbolique à de nombreuses revues scientifiques peer-reviewed dans le domaine de la santé. Aujourd’hui, l’équipe en charge d’HINARI souhaite comprendre quelles sont les barrières qui empêchent la bonne utilisation de la ressource dans de nombreuses institutions dans le but de pouvoir mettre en place des stratégies pour réduire l’attente entre l’inscription et l’usage effectif d’HINARI et finalement de pouvoir améliorer la communication autour de cet outil. L’étude se focalise sur les pays d’Afrique francophone et cherche principalement à comprendre la mentalité des institutions quant au partage de l’information, les problèmes technologiques étant déjà bien connus dans le cas du continent africain (peu de connexion Internet, manque d’électricité, etc.). Dans un premier temps, nous avons sélectionné un échantillon d’institutions sur lequel l’étude a porté. Après une phase exploratoire de la littérature sur notre domaine, nous avons réalisé un questionnaire que nous avons soumis à 380 institutions dispersées sur 18 pays. Les résultats obtenus nous ont permis d’identifier les barrières à la bonne utilisation d’HINARI. Bien que la plus importante soit d’ordre technologique, les autres mettent en avant des points importants. La présence d’un bibliothécaire diplômé, la formation aux usagers des bibliothèques aux différents outils de recherche documentaire, une promotion continue d’HINARI au sein des institutions et finalement une bonne gestion du mot-de-passe à l’interne sont autant de facteurs qui permettent d’assurer une utilisation optimale d’HINARI. Pour finaliser cette étude, nous proposons à l’équipe d’HINARI plusieurs pistes et propositions pour optimiser l’utilisation de l’outil. Premièrement, nous les invitons à mener une réflexion sur l’organisation du travail dans l’équipe et sur les conditions d’accès à la ressource. Un effort est à mener également du côté de la promotion d’HINARI que ce soit auprès des gouvernances ou à l’interne des institutions. La politique de communication actuelle n’est pas optimale et devrait être revue. Nous invitons également HINARI à mettre en place plus de collaboration avec des projets similaires. Finalement, l’organisation et la communication autour des formations à l’utilisation d’HINARI pourraient être améliorées.