Education, culture, développement : quelles relations ? : analyse de l'enseignement bilingue et de l'éducation non-formelle en milieu rural au Burkina Faso

Kocot-Puhl, Aneta Kinga ; Gilliard, Patrick (Dir.)

Mémoire de master of advanced studies : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2011 ; mp5302.

A l’encontre de la colonisation et de ses politiques assimilatrices et réductrices, ainsi que dans la perspective de redressement socio- économique du pays, les gouvernements successifs au Burkina Faso en partenariat avec la société civile et les ONG diverses ont cherché à établir un rapport spécifique entre cultures locales, éducation et développement. La conjugaison de ces trois... Plus

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    Résumé
    A l’encontre de la colonisation et de ses politiques assimilatrices et réductrices, ainsi que dans la perspective de redressement socio- économique du pays, les gouvernements successifs au Burkina Faso en partenariat avec la société civile et les ONG diverses ont cherché à établir un rapport spécifique entre cultures locales, éducation et développement. La conjugaison de ces trois éléments est proposée notamment par les programmes bilingues et les dispositifs de l’éducation non-formelle. Préconisée par le nombre croissant d’auteurs, on la retrouve également dans plusieurs documents-cadres élaborés par les organisation et institutions internationales (e.g. UNESCO, Banque mondiale) ainsi que gouvernements (e.g. La Charte de la reconnaissance culturelle africaine) qui considèrent la dimension culturelle comme une composante essentielle de l’éducation et du développement. Dans le contexte burkinabè, aussi bien pendant la période précoloniale, coloniale et post-indépendance, l’éducation, la culture et le développement apparaissent comme des éléments interdépendants qui s’alimentent et s’influencent mutuellement. Comme observé dans le cadre de la recherche empirique menée en milieu rural au Burkina Faso, l’intégration de la dimension culturelle (langues locales, savoirs et savoir-faire « autochtones », valeurs traditionnelles) à l’institution éducative apparaît comme une piste porteuse d’espoir, pouvant ouvrir un vaste champ d’opportunités et aider la population locale à sortir de la précarité et de la pauvreté. Par conséquent, le renforcement de la relation école-culture-développement devient tangible. Cependant, le duo éducation-culture, seul, n’étant pas suffisant pour améliorer d’une façon durable les conditions de vie de la population en milieu rural, une multitude d’autres facteurs d’ordre politique, économique, environnemental, etc. devrait être pris en compte.