Aller voir du côté de l'élève afin d'ouvrir un espace d'écoute et d'échange : une approche de l'enseignant à définir, une manière d'agir sur l'implication des élèves en difficulté face aux objets d'apprentissages

Boschetti, Sandrine ; Amiguet, Mauro (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2011 ; MP5021.

Le présent travail de mémoire aborde la relation maître/élève au sein de la classe d’enseignement spécialisé. Le thème, visité sous l’angle de la psychologie sociale et cognitive, interroge le phénomène d’implication, en particulier son inhibition, chez les élèves en difficulté d’apprentissage. Il est relevé que trois besoins fondamentaux orientent la forme et le degré... More

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    Résumé
    Le présent travail de mémoire aborde la relation maître/élève au sein de la classe d’enseignement spécialisé. Le thème, visité sous l’angle de la psychologie sociale et cognitive, interroge le phénomène d’implication, en particulier son inhibition, chez les élèves en difficulté d’apprentissage. Il est relevé que trois besoins fondamentaux orientent la forme et le degré de motivation des apprenants en situation d’apprentissage : le sentiment d’autodétermination, de compétence et d’affiliation. Lorsque ces besoins sont assouvis, l’estime de soi est positivée, ce qui développe les comportements efficaces face aux apprentissages. Ainsi l’élan pour les tâches scolaires s’en voit amélioré. En parcourant le concept de motivation et les nombreuses recherches qui y sont rattachées, l’auteure met en évidence le lien entre l’implication des élèves dans les tâches scolaires et le contexte classe dans lequel se déroulent ces dernières. Ainsi, l’implication de l’élève dépend à la fois de facteurs individuels et de facteurs contextuels. C’est pourquoi, dans ce travail, une attention particulière est portée sur les interactions verbales entre le maître et les élèves. L’auteure montre ensuite que des éléments du concept de la dynamique motivationnelle et des éléments des théories cognitives, en particulier la métacognition, ont une orientation similaire et que des pistes d’intervention peuvent s’en dégager. Ainsi, à partir des éléments théoriques présentés, une forme de dialogue maître/élèves est envisagée. L’aménagement de cette interaction particulière montre qu’une plus grande place est donnée à l’engagement cognitif de l’élève. Ce dernier s’inscrit alors de manière plus adéquate dans les tâches scolaires quotidiennes. L’auteure relève pour terminer que le dispositif mis en place devient également un outil pour une collaboration entre professionnels de l’enseignement obligatoire et spécialisé.