Faculté des lettres et sciences humaines

D'un recensement à l'autre : Analyse du nouveau système de recensement fédéral de la population

Aubry, Lauriane ; Piguet Etienne (Dir.) ; Merçay Clémence (Codir.)

Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2012.

Depuis les années 1990, les techniques de recensement de la population se sont considérablement développées et diversifiées. En effet, de plus en plus de pays abandonnent le recensement traditionnel – dit par dénombrement – pour mettre en place des méthodes nouvelles. Si les raisons financières sont souvent avancées pour expliquer ces changements, d’autres facteurs semblent... More

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    Résumé

    Depuis les années 1990, les techniques de recensement de la population se sont considérablement développées et diversifiées. En effet, de plus en plus de pays abandonnent le recensement traditionnel – dit par dénombrement – pour mettre en place des méthodes nouvelles. Si les raisons financières sont souvent avancées pour expliquer ces changements, d’autres facteurs semblent peser dans la balance, tels que la non-participation de la population, l’amélioration des autres sources d’informations, etc. Parmi les nouvelles méthodes les plus privilégiées figurent le recensement par registres, le recensement mixte ou le recensement par sondage.

    En 2010, après 150 ans de recensements par dénombrement, la Suisse a choisi aussi de mettre en place une nouvelle méthodologie. Résultat d’un compromis bien helvétique, le nouveau recensement fédéral est basé sur l’utilisation combinée de registres et d’enquêtes par sondage. Cette combinaison inédite, développée par le Conseil fédéral, se veut à la fois moderne et économique, tout en restant aussi performante que l’ancien système.

    La présente recherche entend confirmer l’hypothèse selon laquelle la modification de méthodes de recensement implique un changement dans les données disponibles aux termes de la démarche. Au travers d’une présentation précise des deux systèmes de recensement et d’une comparaison de données, cette réflexion propose une estimation des conséquences – principalement en termes de nouvelles possibilités et de restrictions – de ce changement. Afin d’illustrer au mieux ces différences, deux études de cas géographiques, basées sur les résultats du recensement de 2000, sont partiellement reproduites en utilisant les données du nouveau système. Il apparait que si la nouvelle méthode offre une meilleure actualité et préserve la plupart des informations par rapport à l’ancien système, cette amélioration se paye par une diminution partielle de la précision voir même, dans certains cas, de pertes sèches en termes de données.