Quelles sont les conséquences comportementales de propos inadéquats tenus par l'enseignant envers un élève ?

Chenin, Laurent ; Pasche, Didier (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2011 ; mp5283.

Basé sur une expérience personnelle et un constat relatif à l'approche classique des comportements des élèves en sciences de l'éducation, ce travail montre de quelles manières des propos inadéquats tenus par un enseignant peuvent expliquer, dans certains cas, une partie des comportements asociaux observés chez les élèves. Ces propos, qui sont en fait des jugements, portent... Plus

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    Résumé
    Basé sur une expérience personnelle et un constat relatif à l'approche classique des comportements des élèves en sciences de l'éducation, ce travail montre de quelles manières des propos inadéquats tenus par un enseignant peuvent expliquer, dans certains cas, une partie des comportements asociaux observés chez les élèves. Ces propos, qui sont en fait des jugements, portent principalement sur la valeur scolaire, la compétence sociale et l'élève en tant que tel. Ces jugements prennent diverses formes, passant de la remarque malencontreuse à l'insulte. Dans ces situations, les élèves se sentent humiliés, rabaissés, dénigrés ou tout autre qualificatif négatif. Ce sentiment de manque de respect représente l'élément le plus déterminant dans l'émergence du sentiment d'injustice. En attaquant l'image que l'élève a de lui- même, l'enseignant touche également l'estime de soi de ce dernier. Au point 4 je mentionne successivement les étapes et les liens qu'il existe entre un propos, une émotion, un sentiment et finalement une réaction. Je décris ensuite les formes que peuvent prendre ces réactions, c'est-à-dire la révolte ou l'indifférence et le désengagement, en réponse au comportement des enseignants. Ceci me permet de clore la boucle de ma réflexion étant donné que ces réactions se manifestent respectivement par l'indiscipline, le vandalisme revendicatif, la violence verbale, physique ainsi que la passivité et l'absentéisme de certains élèves. Dans tous les cas présentés, il s'agit toujours de perceptions des élèves. Or, par définition, une perception est subjective. Cependant, des chercheurs ont montré, en utilisant des analyses multi-niveaux, que les réponses des élèves à leurs questionnaires comportaient une certaine cohérence par rapport aux différentes situations analysées. En d'autres termes, la fiabilité de la perception des élèves d'une classe est suffisante pour que l'on doive en tenir compte. Finalement, je présente un tableau récapitulatif de tous les autres facteurs entrant en ligne de compte dans les explications possibles de la violence scolaire.