Logements sociaux, mixité sociale et relations de voisinage : enjeux et facteurs d'influence : enquête de terrain auprès d'habitants de HBM à Plan-les-Ouates

Amos, Christophe ; Christe, Etienne (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de travail social de Genève, 2012.

Entraide, indifférence polie ou conflits nés d’écarts aux normes de comportements attendus et au respect d’autrui, les relations entre voisins sont révélatrices de la variété des liens sociaux qui se nouent dans une société. Les relations de voisinage sont influencées par de nombreux facteurs, individuels ou de groupe, favorisant les échanges entre personnes socialement ou... Plus

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    Résumé
    Entraide, indifférence polie ou conflits nés d’écarts aux normes de comportements attendus et au respect d’autrui, les relations entre voisins sont révélatrices de la variété des liens sociaux qui se nouent dans une société. Les relations de voisinage sont influencées par de nombreux facteurs, individuels ou de groupe, favorisant les échanges entre personnes socialement ou culturellement proches, mais les rendant difficiles, voire conflictuels si les valeurs et les habitudes sont trop différentes. Un entre-soi et une ségrégation spatiale trop marqués peuvent fragiliser la cohésion et l’intégration sociales, comme l’illustrent les espaces d’habitations clos et sécurisés réservés aux classes les plus aisées (« gated communities ») et les « ghettos » habités par les classes les plus vulnérables socialement. Malgré les doutes des chercheurs, de nombreux pays mènent des politiques de mixité sociale, dans les quartiers et les banlieues difficiles notamment. La présente étude synthétise des apports de recherches consacrées aux politiques de mixité sociale dans l’habitat et aux problématiques des relations de voisinage qui y sont liées. Le terrain d’enquête, l’ensemble d’immeubles de Champ-Joly (quartier du Vélodrome à Plan-les-Ouates), comporte des logements sociaux et en loyers libres. Au moyen d’un questionnaire adressé aux habitants des HBM, la partie empirique relève les attentes et les pratiques, évalue la qualité du vivre-ensemble dans ce contexte de mixité sociale et identifie les facteurs qui l’influencent. Les résultats réservent des surprises. Les habitants des logements subventionnés les mieux intégrés à la société ne correspondent pas à certains clichés, si l’intégration se mesure à l’entraide, à la participation aux activités collectives et au développement de réseaux sociaux.