Reconsidérer la consommation de produits provenant des animaux grâce à une meilleure connaissance des conditions de production : entre éthique animale et évolution technologique

Berner, Philippe ; Maeder, Eric (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2017 ; TDEE 330.

Aujourd’hui, l’agriculture industrielle propose toujours plus de produits alimentaires d’origine animale pour satisfaire la demande de chacun. La consommation a nettement évolué depuis la période d’après-guerre. Des milliards d’animaux supplémentaires ont donc été élevés et exécutés pour satisfaire les besoins de l’homme. Cet accroissement est d’autant plus alarmant... Mehr

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    Résumé
    Aujourd’hui, l’agriculture industrielle propose toujours plus de produits alimentaires d’origine animale pour satisfaire la demande de chacun. La consommation a nettement évolué depuis la période d’après-guerre. Des milliards d’animaux supplémentaires ont donc été élevés et exécutés pour satisfaire les besoins de l’homme. Cet accroissement est d’autant plus alarmant qu’il évolue de manière plus que proportionnel en comparaison à l’évolution démographique. La cause animale continue de prendre de l’ampleur grâce aux diffusions des pratiques peu éthiques, voire clairement atroces, utilisées pour exécuter les animaux. L’indignation est de plus en plus forte envers cette filière qui amasse des milliards de francs. En conséquence, une augmentation des adeptes de certains courants (végétarisme, végétalisme, véganisme, etc.) s’est fait ressentir. En Suisse, les lois ainsi que les ordonnances sur la protection des animaux font partie des réglementations les plus strictes du monde. Cependant, ces exigences n’empêchent pas une consommation démesurée des produits d’origine animale sur notre territoire. L’année passée, la consommation estimée de viande par habitant était de 50,98 kilos. Depuis quelques années, ce chiffre baisse légèrement. Néanmoins, selon les recommandations d’experts de la santé, la consommation moyenne par habitant reste trop élevée. Les produits issus de la pêche et de l’aquaculture connaissent, contrairement à la viande, une augmentation de leur consommation depuis plusieurs années. En 2016, la consommation s’élevait à environ 75'791 tonnes pour une part indigène estimée à 2%. L’importation représente donc 98% des quantités consommées pour cette filière. Afin de réduire cette tendance à la surconsommation, il est primordial d’agir. Par conséquent, il faudrait inciter les scientifiques à rechercher des produits de substitution aux produits d’origine animale en ciblant l’agriculture cellulaire ou la biochimie. Ces alternatives permettraient, dans le futur de réduire le nombre d’animaux abattus. Par ailleurs, de nouvelles réglementations provenant de la Confédération permettraient une diminution de cette tendance. En effet, la taxation de produits d’origine animale, la création d’un organe de surveillance, le subventionnement d’enseignes végétariennes ou végétaliennes, l’interdiction d’abattage des animaux d’un certain âge, la commercialisation plus prononcée des insectes sont des idées de réglementations réalisables qui réduiraient notre consommation de façon plus ou moins marquée.