Emotions, réactions, soutiens... : chez les enseignants et enseignantes dans une situation de violence scolaire

Friedli, Ophélie ; Gillieron, Gaëlle ; Doudin, Pierre-André (Dir.)

Mémoire de master of advanced studies : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2011 ; mp5203.

Ce travail s’inscrit dans une recherche en cours menée par P.-A. Doudin et Denise Curchod- Ruedi sur l’épuisement professionnel chez les enseignant(e)s. Il porte sur les émotions que des enseignant(e)s pourraient ressentir lors d’une situation de violence scolaire fictive, mais réaliste (insulte envers un(e) enseignant(e) par un(e) élève), les réactions qu’ils pourraient... Mehr

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    Résumé
    Ce travail s’inscrit dans une recherche en cours menée par P.-A. Doudin et Denise Curchod- Ruedi sur l’épuisement professionnel chez les enseignant(e)s. Il porte sur les émotions que des enseignant(e)s pourraient ressentir lors d’une situation de violence scolaire fictive, mais réaliste (insulte envers un(e) enseignant(e) par un(e) élève), les réactions qu’ils pourraient manifester face à ce cas ainsi que les types de soutien qu’ils choisiraient pour gérer cette circonstance difficile. Pour ce faire, les auteurs se sont penchées sur les cas de 137 enseignants et enseignantes qui ont répondu à un questionnaire créé par les initiateurs de cette recherche. Cette étude s’attache à comprendre les corrélations entre les trois paramètres mentionnés ci-dessus (émotions, réactions, soutien) tout en prenant en compte le sexe des enseignants. Après un dépouillement des réponses fournies et une classification de ces dernières, les auteurs ont procédé à une étude statistique de corrélations portant sur les résultats obtenus, qu’elles ont mis en lien avec la littérature traitant du sujet, à savoir la gestion des émotions. Les résultats ont principalement établi qu’il n’y a pas de corrélations significatives entre émotions, réaction et soutien. En revanche, ils ont permis de mettre en lumière une corrélation significative entre divers types d’émotions (émotions ressenties potentiellement dommageables pour l’enseignant et potentiellement dommageables pour l’élève). De plus, les chiffres ont révélé aussi des différences significatives entre les enseignants et enseignantes en ce qui concerne l’intensité globale des émotions potentiellement ressenties (les femmes seraient plus émotives que les hommes dans cette situation) et les réactions possibles face à l’insulte de l’élève (les hommes opteraient davantage pour une conciliation ou une absence de réactions, tandis que les femmes privilégieraient la confrontation verbale). En conclusion, le travail offre des possibilités d’élargissement du sujet en vue de la compréhension des émotions et de leur gestion dans le cadre de l’épuisement professionnel chez les enseignants.