Les rectifications de l’orthographe de 1990 : connaissance et perception par les enseignants d’un établissement secondaire vaudois

Duhem, Clémence ; Epars, Florence (Dir.)

Mémoire de master : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2016 ; mp6649.

Les propositions de rectifications de l’orthographe de 1990 ont plus d’un quart de siècle mais elles ne sont pas entrées dans l’usage ; elles nous paraissaient même, au commencement de ce travail, avoir sombré dans l’oubli. Mais en janvier 2016, les éditeurs de manuels scolaires français ont annoncé qu’ils les appliqueraient dans leurs prochaines éditions à paraitre. Les... Plus

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    Résumé
    Les propositions de rectifications de l’orthographe de 1990 ont plus d’un quart de siècle mais elles ne sont pas entrées dans l’usage ; elles nous paraissaient même, au commencement de ce travail, avoir sombré dans l’oubli. Mais en janvier 2016, les éditeurs de manuels scolaires français ont annoncé qu’ils les appliqueraient dans leurs prochaines éditions à paraitre. Les réactions outrées ne manquèrent pas, nous rappelant qu’il s’agit bel et bien d’un sujet sensible et toujours d’actualité. Dans ce mémoire professionnel, nous avons voulu étudier comment des enseignants du secondaire I perçoivent ces propositions de rectifications. Pour cela, nous avons interrogé par questionnaires les enseignants du secondaire d’un établissement vaudois. Les questions visaient à évaluer deux aspects : leur connaissance de l’orthographe rectifiée et leur perception d’une simplification de l’orthographe, sur le principe ou selon le projet de 1990. Avant d’analyser les réponses apportées par les enseignants, nous nous intéressons à l’histoire de la langue française, de son orthographe et de son enseignement. Nous retraçons également brièvement le contexte de la naissance du projet de rectifications de l’orthographe de 1990. Ceci permet de situer les enseignants ainsi que les rectifications de l’orthographe dans leur contexte historique. Nous avons pu constater que l’orthographe, qui semble avoir été le lieu de débats parfois virulents dans les années 1990, n’est plus aujourd’hui un sujet de préoccupation majeur pour les enseignants. Les réponses laissent percevoir une contradiction chez les maitres interrogés, qui reconnaissent l’utilité potentielle d’une simplification de l’orthographe, mais ne sont pourtant que peu nombreux à souhaiter l’application de rectifications de l’orthographe, quelles qu’elles soient.