La création de contenus média en classe associée à une diffusion en dehors du cadre scolaire améliore-t-elle la capacité des élèves à décrypter les messages médiatiques?

Arnet, Guillaume ; Badan, Denis (Dir.)

Mémoire de master : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2016 ; mp6616.

Ce travail cherche à mesurer l’impact de la création de contenus médiatiques voués à une diffusion hors du cadre scolaire sur la capacité des élèves à décrypter des messages médiatiques. Si les capacités évaluées sont des compétences visées du Plan d’Étude Romand (PER, Formation Générale – Mitic – FG31), les moyens d’y parvenir ne sont pas spécifiés. Étant donné... Plus

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    Résumé
    Ce travail cherche à mesurer l’impact de la création de contenus médiatiques voués à une diffusion hors du cadre scolaire sur la capacité des élèves à décrypter des messages médiatiques. Si les capacités évaluées sont des compétences visées du Plan d’Étude Romand (PER, Formation Générale – Mitic – FG31), les moyens d’y parvenir ne sont pas spécifiés. Étant donné qu’il n’existe pas de discipline « éducation aux médias » dans la canton de Vaud, comme c’est aussi le cas dans d’autres systèmes éducatifs (Pichette, 2006), il revient à chaque enseignant de favoriser le développement de telles compétences. L’un des moyens d’y parvenir et qui semble adéquat est d’amener les élèves à créer des contenus médiatiques. Afin de mesurer les compétences en décryptage des médias (Lebrun & Lacelle, 2012), un questionnaire a été spécialement conçu. Ce dernier a aussi été élaboré afin de récolter des données sur la méthode de documentation et de rédaction des élèves (Lecomte, 2011), sur leur motivation (Viau, 2004) et sur l’environnement médiatique dans lequel ils évoluent (Piette, 2005). Le questionnaire a été soumis à deux échantillons de populations. L’un participant à une OCOM dans laquelle les élèves font de la radio et l’autre composé d’élèves qui ont réalisé des exposés en classe afin de pouvoir effectuer une comparaison pour l’ensemble des données récoltées en fonction de la population. Bien que n’étant pas significatifs à cause de différents biais méthodologiques, les résultats obtenus ont permis de mesurer des variations entre les deux populations. La motivation, la méthode de documentation et de rédaction et les compétences en décryptage des médias sont globalement supérieures chez les élèves qui font de la radio. L’analyse de l’environnement médiatique, qui est plus favorable dans la population qui fait de la radio, a aussi permis d’établir des corrélations entre ce paramètre et les compétences en décryptage de médias. En effet, plus les élèves se tiennent informés, par le biais de différents médias, plus ils apparaissent compétents. En revanche, ce travail ne permet pas de déterminer si c’est la conduite d’activités de création de contenus médiatiques ou l’environnement médiatique qui impacte les compétences des élèves et/ou s’il existe une influence réciproque entre ces paramètres.