L'évolution de l'estime de soi chez des élèves suivant un cours "Plaisir de bouger"

Mellina, Ariane ; Jaccoud, Régis ; Melly, Alain (Dir.)

Mémoire de master : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2016 ; mp6545.

Voilà dix ans que nous avons mis sur pied le cours d’appui d’éducation physique « Plaisir de Bouger ». Il est temps de s'asseoir sur les bancs de la HEP et d’évaluer l’impact de ce cours à travers la notion de l’estime de soi. Le concept n’est pas nouveau puisqu’il est déjà énoncé par W. James en 1890. Le sentiment de satisfaction ou de mécontentement était déjà... Plus

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    Résumé
    Voilà dix ans que nous avons mis sur pied le cours d’appui d’éducation physique « Plaisir de Bouger ». Il est temps de s'asseoir sur les bancs de la HEP et d’évaluer l’impact de ce cours à travers la notion de l’estime de soi. Le concept n’est pas nouveau puisqu’il est déjà énoncé par W. James en 1890. Le sentiment de satisfaction ou de mécontentement était déjà décrit comme dépendant de ce que nous prétendons être et de ce que nous prétendons faire. Par contre, notre société a changé et l’influence de ce concept sur la vie des adolescents évolue. Plusieurs recherches sont faites sur ce sujet et les personnes au pouvoir s’y intéressent, car l’estime de soi semble être le terreau du bien-être ou du mal-être des individus. La difficulté de toutes ces études se heurte à un phénomène impalpable « dont nous n’avons pas toujours conscience » (André & Lelord, 2014). Les auteurs définissent trois piliers de l’estime de soi : l’amour de soi, la vision de soi et la confiance en soi. Pour pouvoir mieux cerner l’estime de soi, nous nous sommes aussi appuyés sur la théorie de S. Harter qui a créé en 1988 un modèle d’instrument de mesure de l’estime de soi pour les adolescents. Nos participants ont entre 12 et 15 ans, ils vivent une transition entre l’approbation parentale vers celle des pairs qui déstabilise les piliers de l’estime de soi. Notre défi par ces cours d’appui d’éducation physique est d’améliorer les différents domaines de l’estime de soi : apparence physique, compétence sportive, appréciation par les pairs, compétence scolaire, et conformité comportementale (conduite). Les résultats obtenus dans notre étude ne nous ont pas permis de prouver la légitimité de cette affirmation. Par contre, la théorie et les recherches nous confortent dans nos choix de mettre un accent prioritaire sur la favorisation de l’estime de soi de nos élèves en éducation physique.