La parole face à la violence : Comment les espaces de parole peuvent-ils influencer le climat d’une classe de développement primaire ?

Gander, Ella ; Giauque, Nadine (Dir.)

Mémoire de master spécialisé : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2016 ; mp6740.

Travaillant dans une classe de développement primaire, j’ai été confrontée à des problèmes de violences entre mes élèves : ils se disputaient, s’insultaient, en venaient parfois aux mains. C’est pourquoi, à la rentrée 2015, j’ai décidé de mettre en place dans ma classe plusieurs espaces de parole, outils de la pédagogie institutionnelle, notamment le conseil de classe. Je me... Plus

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    Résumé
    Travaillant dans une classe de développement primaire, j’ai été confrontée à des problèmes de violences entre mes élèves : ils se disputaient, s’insultaient, en venaient parfois aux mains. C’est pourquoi, à la rentrée 2015, j’ai décidé de mettre en place dans ma classe plusieurs espaces de parole, outils de la pédagogie institutionnelle, notamment le conseil de classe. Je me suis intéressée aux concepts de violence et d’agressivité, aux éléments pouvant influencer le climat de classe ainsi qu’à l’histoire de la pédagogie institutionnelle et des outils qu’elle propose. Mon but, à travers cette recherche, était de comprendre comment les espaces de parole pouvaient influencer le climat de la classe. Pour ce faire, j’ai mesuré le climat grâce à une échelle standardisée que j’ai adaptée au niveau de compréhension de mes élèves. Les items du questionnaire étaient divisés en plusieurs catégories, basées sur différents éléments pouvant influencer la perception du climat de classe. Ce questionnaire a été passé une première fois en septembre et une seconde fois en janvier. Parallèlement, j’ai tenu un journal de bord où j’ai consigné mon vécu de cette expérience, les sujets abordés lors des conseils de classe etc. Lors de la deuxième passation, j’ai malheureusement constaté que la perception qu’avaient mes élèves du climat de classe s’était dégradée, contrairement à mes espérances et malgré le fait que, moi-même, je le ressente comme étant plus agréable. J’ai cherché des pistes d’explication dans la temporalité de la recherche : en mesurant le climat de classe quelques jours seulement après la rentrée, les premières réponses des élèves reflétaient une réalité différente de la vie ordinaire à l’école. Par ailleurs, j’ai fait l’hypothèse que les enfants osaient davantage s’exprimer en janvier, grâce à tout ce qui avait été mis en place durant les mois précédents, notamment lors du conseil. Cette recherche a été pour moi l’occasion d’approfondir mes connaissances des espaces de parole et d’expérimenter la mise en place de ces outils. De plus, j’ai pu mener une réflexion professionnelle sur l’influence de ces dispositifs sur les élèves.