Travail social

Le vivre ensemble à Crésuz : étude de la situation villageoise et propositions de pistes d’actions pour améliorer le vivre ensemble à Crésuz

Jaquet, Coralie ; Délez, Marie-Luce (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2017.

L’Homme est à l’heure actuelle noyé dans un flot d’informations et de produits de consommation que nous offrent les médias, Internet ou les supermarchés, fruits de la mondialisation. De plus, l’être humain ne cesse de repousser les limites de la technologie, favorisant l’automatisation des processus et des tâches jadis exercées par des individus. Aussi, les nombreux conflits... Plus

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    Résumé
    L’Homme est à l’heure actuelle noyé dans un flot d’informations et de produits de consommation que nous offrent les médias, Internet ou les supermarchés, fruits de la mondialisation. De plus, l’être humain ne cesse de repousser les limites de la technologie, favorisant l’automatisation des processus et des tâches jadis exercées par des individus. Aussi, les nombreux conflits armés actuels montrent que la mondialisation et la robotisation ne favorisent pas l’acceptation et la compréhension de l’inconnu ou de l’étranger. Cependant, en parallèle de ces phénomènes d’automatisation et de surconsommation, nos sociétés ressentent le besoin de ralentir le rythme du quotidien, de revenir aux sources, que ce soit sur le plan des contacts sociaux ou sur celui de la nature. En effet, des mouvements prônant le « slow food » ou le retour au dialogue et à la convivialité naissent partout en Occident, et même en Gruyère ! Pour preuve, des épiceries en vrac fleurissent en ville (Fribourg, Bulle, etc.) et à la campagne (Enney) et le développement de jardins communautaires a aussi vu le jour à Bulle. Ces initiatives orchestrées par des mouvements citoyens ou des privés sont en quelque sorte les témoins d’une prise de conscience générale sur les enjeux de nos sociétés de consommation et sur le besoin d’un retour et d’une valorisation des rapports sociaux, du vivre ensemble. En effet, les questions liées au vivre ensemble s’appliquent autant à un continent qu’à un pays ou à un petit village. La complexité de cette thématique est dense, car dans une société où plusieurs générations se côtoient, un point essentiel est de savoir comment il est possible de vivre ensemble au vu des sensibilités, des convictions, des idées, des compétences et des ressources différentes qui composent l’identité d’une personne. Comment une société métissée peut-elle alors vivre ensemble ? Comment, lorsqu’une société se déchire, peut-elle à nouveau se reconstruire ? J’ai choisi de faire mes recherches sur le terrain de Crésuz, petit village du canton de Fribourg autrefois paisible et animé socialement, qui en l’espace d’une décennie a vu son ambiance générale et sa vie villageoise ternies par la fermeture progressive de ses points de rencontres, l’affaiblissement de ses sociétés locales et diverses tensions ayant contribuées à un clivage au sein de sa population. Ce Travail de Bachelor a pour objectif principal d’identifier les axes à renforcer pour maintenir ou améliorer le vivre ensemble au sein de l’espace public villageois de Crésuz. Pour ce faire, il a en premier lieu fallu définir et étudier la littérature scientifique traitant du vivre ensemble, du vieillissement démographique, de la solidarité intergénérationnelle et de l’espace public. De plus, il a été nécessaire de rendre compte des défis spécifiques au village de Crésuz en ce qui concerne le vivre ensemble. Puis, afin de récolter des données sur les valeurs communes des villageois et d’évaluer les besoins et attentes des habitants en termes de vivre ensemble, une enquête par questionnaire a été réalisée, les focus-groupes n’ayant pas retenu l’intérêt des citoyens. Enfin, l’analyse des résultats du questionnaire combinée à la théorie des concepts étudiés en première partie de travail a permis d’émettre des recommandations aux acteurs locaux, en vue de consolider et d’améliorer le vivre ensemble à Crésuz. Les principaux résultats de ce travail démontrent que la population locale se sent concernée et souhaite réellement des changements, en particulier sur les trois axes suivants : l’aménagement de l’espace public, le développement d’activités et de manifestations sportives et culturelles et les réseaux d’entraide. C’est pourquoi, plusieurs pistes d’actions sont fournies au sein de chacun de ces axes, en tenant compte des propositions émises par les personnes sondées.