Faculté des lettres et sciences humaines

Appartenir à la troisième génération de la migration italienne et apprendre l'italien? : le rôle du cours de langue et culture d'origine dans l'accomplissement de ce projet

Voélin-Chatelain, Nicole ; Dahinden, Janine (Dir.)

Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2011.

Les dispositifs pédagogiques « Cours de langue et culture d’origine » se sont implantés en Suisse dans les années 1970 afin d’assurer la continuité de la scolarité en cas de retour au pays. La Conférence des Directeurs de l’Instruction publique recommande aux cantons l’organisation de ces cours qu’elle considère comme un droit pour contribuer au maintien du lien entre... Plus

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    Résumé
    Les dispositifs pédagogiques « Cours de langue et culture d’origine » se sont implantés en Suisse dans les années 1970 afin d’assurer la continuité de la scolarité en cas de retour au pays. La Conférence des Directeurs de l’Instruction publique recommande aux cantons l’organisation de ces cours qu’elle considère comme un droit pour contribuer au maintien du lien entre l’élève immigré et son pays d’origine. Aujourd’hui, les enfants de la troisième génération issus de la migration italienne sont pleinement intégrés et socialisés en Suisse. Leur origine les confronte cependant à un discours public qui valorise le multilinguisme et fait de la personne unilingue, une exception. Ces jeunes doivent aussi gérer les composantes de l’héritage linguistique familial, héritage que ne leur ont pas toujours transmis leurs parents. Les principaux résultats montrent la place prépondérante des grands-parents pour assurer la transmission de la langue vers la troisième génération et la possibilité d’une délégation de cette transmission à une institution comme l’Ecole italienne. Pour défendre la nécessité des cours, le discours des organisateurs s’inscrit dans une vision pluraliste de l’ethnicité qui valorise l’application d’une pédagogie multiculturelle. Un des facteurs de la motivation de la troisième génération est la conviction que la connaissance de la langue d’origine renforcera son insertion dans chacune des régions linguistiques de la Suisse et l’accès au marché du travail. La troisième génération, cultive l’avantage « bilingue» pour elle-même d’abord, et l’envisage pour ses descendants.