Apprentissage des premiers nombres grâce aux comptines : comptines numériques sur la chaîne ordinale et comptines utilisant les décompositions-recompositions de nombres

Zürcher, Peggy ; Chambrier, Anne-Françoise de (Dir.)

Mémoire de master : Haute école pédagogique BEJUNE, 2016.

Ce travail s’intéresse à l’impact de différents types de comptines numériques sur l’apprentissage des premiers nombres. Dans la littérature, deux positions sont identifiées à l’égard de ces comptines. D’un côté, pour Brissiaud(1), les comptines portant uniquement sur la chaîne numérique ne permettent pas d’appréhender l’aspect cardinal du nombre et pourraient même... Plus

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    Résumé
    Ce travail s’intéresse à l’impact de différents types de comptines numériques sur l’apprentissage des premiers nombres. Dans la littérature, deux positions sont identifiées à l’égard de ces comptines. D’un côté, pour Brissiaud(1), les comptines portant uniquement sur la chaîne numérique ne permettent pas d’appréhender l’aspect cardinal du nombre et pourraient même entraver cet apprentissage en maintenant l’élève dans le « comptage-numérotage». Il avance que seules les comptines travaillant les décompositions-recompositions du nombre sont intéressantes didactiquement. D’un autre côté, le groupe Ermel(2) pense qu’il est important d’exercer la chaîne ordinale au même titre qu’un autre apprentissage sur le nombre, et que les comptines numériques portant sur la chaîne numérique sont donc un bon outil d’enseignement. Afin de mettre à l’épreuve l’intérêt de ces deux types de comptines sur les aspects ordinaux et cardinaux du nombre, cette recherche-action a étudié l’effet d’un apprentissage (durant un mois) de comptines respectivement « chaîne numérique » et « décompositions-recompositions » auprès d’élèves de 1 H3 et 2H. Les résultats montrent que si – contrairement aux craintes de Brissiaud – les comptines « chaîne numérique » favorisent tant l’apprentissage cardinal qu'ordinal du nombre, les comptines « décompositions-recompositions » sont – comme le pense Brissiaud – celles qui font globalement le plus progresser les élèves. Cette recherche a également mis en évidence le fait que les compétences ordinales des élèves sont en tout temps supérieures aux compétences cardinales. Dans un deuxième temps, l’impact des comptines numériques sur les performances des élèves en difficultés mathématiques a été analysé selon une approche plus qualitative. Les résultats mettent en évidence que, si les comptines numériques ont un effet positif sur les apprentissages des élèves en général, la progression des élèves en grande difficulté est beaucoup plus complexe.