Intégrer le risque en éducation physique et sportive

Voegeli, Joane ; Chervet, Michel (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école pédagogique BEJUNE, 2016.

« Le juste risque pour la juste personne au juste moment. » (Pfefferlé & Liardet, 2011, p. 21). Cette citation résume mon intention de départ et à la fois la conclusion de mon travail. Dans notre société occidentale et contemporaine, le risque est considéré comme un élément nocif à bannir. L’école n’échappe pas à cette doctrine sous prétexte qu’elle veille à la sécurité... More

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    Résumé
    « Le juste risque pour la juste personne au juste moment. » (Pfefferlé & Liardet, 2011, p. 21). Cette citation résume mon intention de départ et à la fois la conclusion de mon travail. Dans notre société occidentale et contemporaine, le risque est considéré comme un élément nocif à bannir. L’école n’échappe pas à cette doctrine sous prétexte qu’elle veille à la sécurité des élèves. Pourtant, éradiquer le risque n’est pas une façon de prévenir le danger. Au contraire, ne pas former les élèves à la gestion du risque c’est accepter la potentialité de les exposer au danger. Si un élève n’a pas l’occasion de mettre son corps et son intellect en situation de difficulté, comment peut-on savoir s’il aura les bons réflexes le jour où il en aura besoin ? Pour moi, l’école a un véritable rôle à jouer dans la préservation de la sécurité en s’engageant dans une éducation au risque. Dans ma problématique, j’ai tenté de mettre cette conception de l’enseignement en valeur en définissant le risque et surtout en le différenciant de son cousin méconnu, le danger. J’ai donc proposé à une enseignante de 3e et 4e Harmos, une séquence intégrant le risque conçue en particulier à partir du moyen d’enseignement « Courageux, c’est mieux ! ». Les résultats de ma recherche sont prometteurs car les élèves ont pu travailler des habiletés motrices en situation de risque et ont tous exprimé être devenus plus courageux après avoir mis en pratique les exercices proposés.