Escale en terre d'animation durable : comment revisiter l'animation socioculturelle dans sa dimension complexe à la suite d'une formation pratique à l'étranger ?

Cavin, Anne-France ; Lebet, Anne ; Pauchard, Marie ; Voegeli-Rossi, Gisèle (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de travail social de Genève, 2011.

Trois formations pratiques à l’étranger, l’une en Argentine, la seconde au Rwanda, la dernière en Inde, amenèrent chez les auteures des interrogations, ainsi qu’un changement de regard et de perspective quant à leur professionnalité. Au cours de leurs séjours, le concept de complexité auxquelles elles s’intéressaient prit de l’ampleur dans leur réflexion. En effet, la... Mehr

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    Résumé
    Trois formations pratiques à l’étranger, l’une en Argentine, la seconde au Rwanda, la dernière en Inde, amenèrent chez les auteures des interrogations, ainsi qu’un changement de regard et de perspective quant à leur professionnalité. Au cours de leurs séjours, le concept de complexité auxquelles elles s’intéressaient prit de l’ampleur dans leur réflexion. En effet, la diversité et la richesse de leurs terrains d’intervention les obligea à ne pas se borner à ce qui est immédiatement perceptible, ni même à se limiter à un seul angle réducteur, puisque la complexité d’une situation se révèle dans l’intrication des éléments qui la compose. Envisager une approche englobante s’est avérée nécessaire. Par ce mémoire, elles ont voulu intégrer une posture réflexive et une approche complexe en revisitant leur formation pratique respective, s’étant déroulées dans trois pays du Sud, là où la pratique du travail social, et plus spécifiquement de l’animation socioculturelle, diffère d’abord par sa dénomination, ensuite par ses modes d’intervention, ses modèles, ses possibilités ; là où l’urgence est concrète mais la temporalité différente ; là où l’utopie est plus forte ; là où la manipulation politique et/ou religieuse est souvent flagrante ; là où la couleur de peau induit une position de pouvoir biaisant la relation à autrui. Découvrir et se confronter à la complexité de ces ailleurs et de leurs problématiques particulières, fut un exercice de tout les instants, qui les a conduites à une décentration d’avec elles-mêmes. Ces étapes leur ont permis de replacer l’évaluation de l’action au centre, puisqu’indispensable à une pratique et à un praticien éveillés, qui se réfléchissent, et se réadaptent constamment. Leur réflexion s’ouvrit progressivement à l’idée de la durabilité sociale. Elles ont ainsi placé sous la loupe leur approche de l’animation socioculturelle telle que mise en scène lors de ces expériences de vie particulières, et, ainsi rassemblées, elles ont tenté de les faire revivre puis raisonner ensemble. Mais, cette escale en terre d’animation durable a-t-elle permis de révéler une vision de leur professionnalité différente, ou nouvelle?