Travail social

Adolescence et pornographie : l’influence des images

Rais, Nathalie ; Schneider, loïc ; Solioz, Emmanuel (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute Ecole de Travail Social, 2016.

L’étude que nous avons réalisée porte sur deux groupes d’élèves âgés respectivement de 14 à 15 ans (encore à l’école obligatoire) et de 16 à 17 ans (en formation post-obligatoire). L’échantillon comporte donc au total 350 participants divisés en deux groupes. Il est composé de 250 élèves de 14-15 ans et de 100 élèves de 16-17 ans. Tous ont pris part à notre... Plus

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    Résumé
    L’étude que nous avons réalisée porte sur deux groupes d’élèves âgés respectivement de 14 à 15 ans (encore à l’école obligatoire) et de 16 à 17 ans (en formation post-obligatoire). L’échantillon comporte donc au total 350 participants divisés en deux groupes. Il est composé de 250 élèves de 14-15 ans et de 100 élèves de 16-17 ans. Tous ont pris part à notre enquête. Les questionnaires proposés aux deux groupes ne sont pas identiques. En effet, les élèves plus âgés ont davantage de questions, notamment liées aux relations sexuelles. A travers nos questionnaires, nous avons cherché à récolter des données quantitatives liées à la consommation de pornographie. Notre objectif était d’effectuer un état des lieux sur la manière et la fréquence de la consommation de pornographie chez ces jeunes. Nous désirions aussi mesurer les liens entre le visionnage de médias sexuellement explicites1 et la vie réelle des adolescents d’aujourd’hui, en termes de relations, d’estime de soi et de représentations. Nous avions comme fil conducteur plusieurs points de comparaisons : filles vs. garçons ; consommateurs réguliers vs. irréguliers ; personnes initiées tôt à la pornographie vs. personnes ayant consommé de la pornographie plus tard. Nous avons également axé notre recherche sur la consommation de fichiers pornographiques illégaux et les conséquences que cela peut entraîner. Nous avons souhaité mesurer les effets psychiques que cela pouvait engendrer à travers le questionnement des jeunes et les liens qu’ils pouvaient faire avec les aspects légaux. Notre recherche nous a permis d’établir des différences notables entre la consommation de pornographie des filles et des garçons. Cependant, en ce qui concerne les autres points de comparaisons, nous n’avons pas récolté de données significatives attestant d’une réelle disparité entre les différents échantillons. Notre travail a démontré que bon nombre d’élèves n’ont pas été confrontés à la pornographie jusqu’ici. Par contre, une minorité de jeunes, majoritairement constituée de garçons, consulte des médias pour adultes volontairement. Nous avons constaté que peu d’entre eux en consomment quotidiennement. Notre enquête n’a pas mis en lumière une réelle influence de la pornographie sur l’estime de soi ou la manière d’envisager les relations sexuelles des consommateurs. Bien qu’une minorité d’élèves consomme de la pornographie volontairement, une partie non-négligeable de celle-ci a déjà été confrontée à des fichiers pédopornographiques. Ces élèves ne sont pas tous au courant du caractère illégal de ce type de médias et peu d’entre eux semblent se questionner autour de cette problématique.