Faculté des sciences économiques et sociales

Les banques centrales et l'approche contractuelle de l'indépendence : les enseignements du cas néo-zélandais

Nosetti, Pietro ; Friboulet, Jean-Jacques (Dir.) ; Gaudard, Gaston (Codir.)

Thèse de doctorat : Université de Fribourg : 2003.

Le premier objectif de la thèse consiste à reconsidérer la légitimation de l’indépendance des banques centrales. La théorie du biais inflationniste est mise en doute par l’expérience de la Reserve Bank cf New Zealand qui montre l’absence dune relation causale entre indépendance et le processus de la désinflation. Cette démarche permet d’éclaircir la définition et... More

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    Résumé
    Le premier objectif de la thèse consiste à reconsidérer la légitimation de l’indépendance des banques centrales. La théorie du biais inflationniste est mise en doute par l’expérience de la Reserve Bank cf New Zealand qui montre l’absence dune relation causale entre indépendance et le processus de la désinflation. Cette démarche permet d’éclaircir la définition et l’importance des notions de crédibilité et de réputation. Néanmoins, elle doit être complétée par la prise en compte du rôle de la banque centrale au sein du système de paiement. Le principe de l’indépendance est ainsi renforcé. En effet, la tâche de la banque centrale n’est pas seulement celle d’assurer la stabilité des prix (valeur de la monnaie) mais également celle de maintenir la stabilité de l’instrument de paiement (validité de la monnaie). L’indépendance se justifie dès lors par les conflits de rôle qui existent entre la banque centrale et le gouvernement. Le deuxième objectif est l’approfondissement de l’approche contractuelle de l’indépendance. Le cas du contrat néo-zélandais permet de s’écarter d’une interprétation en termes de relation principal • agent. Par la prise en compte des relations banque centrale • gouvernement et banque centrale • Etat, on aboutit à une définition de l’indépendance contractuelle qui conjugue les principes d’autonomie et d’entente.