La mixité en éducation physique et sportive : "avantages et inconvénients perçus par des élèves du secondaire II"

Balliger, Delphine ; Burnier, Marilyn ; Melly, Alain (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2015 ; mp6446.

De nos jours, les directives scolaires imposent trois heures hebdomadaires d’éducation physique à tous les degrés scolaires. Certaines écoles organisent les cours d’éducation physique conjointement avec les filles et les garçons de la même classe, tandis que dans d’autres les deux genres sont séparés. Ni la Confédération, ni les cantons, ni les communes ne donnent de règles ou... More

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    Résumé
    De nos jours, les directives scolaires imposent trois heures hebdomadaires d’éducation physique à tous les degrés scolaires. Certaines écoles organisent les cours d’éducation physique conjointement avec les filles et les garçons de la même classe, tandis que dans d’autres les deux genres sont séparés. Ni la Confédération, ni les cantons, ni les communes ne donnent de règles ou de directives en ce qui concerne la mixité lors des cours de gymnastique. Notre étude porte sur le vécu et le ressenti des élèves du secondaire II. Nous avons décidé d’interroger directement les élèves, comme ceux-ci sont les principaux concernés. Afin d’en toucher un plus grand nombre possible, nous avons choisi de réaliser notre étude sur la base d’un questionnaire. La mixité est de manière générale préférée par les jeunes. Mais un point important est également ressorti : finalement, ce n’est pas la mixité qui va avoir le plus d’influence sur une leçon d’éducation physique, mais les personnes qui y participent, et ce, indépendamment de leur genre. L’activité proposée va donc avoir une forte influence sur leur implication. Néanmoins, les réponses fournies par les élèves dans les questionnaires nous ont permis de dégager certaines tendances. Du côté des filles, il semblerait que les garçons soient appréciés pour leur entrain, mais que leurs qualités physiques supérieures restent problématiques lorsqu’il s’agit de jouer ensemble. A l’inverse, nous avons pu relever que les garçons reconnaissent et apprécient le pouvoir social de la mixité, tout en reprochant le ralentissement et le manque de mouvement de leurs partenaires féminines. Nous pensons alors que la clef se trouve dans la variation, comme pour la plupart des domaines dans l’enseignement. Effectivement, en partant du postulat qu’une forme d’enseignement convienne mieux à certains élèves, il devient intéressant de procéder à des changements d’organisation de l’enseignement de l’éducation physique au cours de l’année. Proposer certaines activités de manière mixte ou non-mixte permettrait ainsi de sensibiliser les élèves à cette problématique.