Dans quelle mesure la mise en place de discussions peut influencer les représentations stéréotypées des élèves sur le genre ?

Andrey, Nathalie ; Chollet, Joanny ; Jacobs, Marie (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2015 ; mp6213.

« Ben je n’ai pas l’habitude de jouer avec des jouets qui sont un peu pour les filles, et je préfère le foot parce que j’adore ça. Les filles ce n’est pas mon job. » (Lois, 8 ans). Voilà un exemple de phrase type qu’il est courant d’entendre chez les enfants de cet âge, et qui nous a donné envie d’approfondir la notion du genre dans nos classes de stage. En effet, depuis la... More

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    Résumé
    « Ben je n’ai pas l’habitude de jouer avec des jouets qui sont un peu pour les filles, et je préfère le foot parce que j’adore ça. Les filles ce n’est pas mon job. » (Lois, 8 ans). Voilà un exemple de phrase type qu’il est courant d’entendre chez les enfants de cet âge, et qui nous a donné envie d’approfondir la notion du genre dans nos classes de stage. En effet, depuis la naissance, les différences liées au sexe se font ressentir : par exemple, les bébés féminin ont un bracelet rose, alors que les masculins ont un bracelet bleu. Il en va de même pour la décoration de la future chambre du bébé, ou de sa garde-­‐robe. De plus, en grandissant, nous savons que les enfants sont quotidiennement confrontés à des jouets, médias ou encore des activités fortement genrés et que ceux-­‐ci peuvent avoir un impact sur les représentations que se font les élèves des deux sexes et de leur identité. Or, au cours du module BP33PIG suivi dans le cadre de notre formation, nous avons été sensibilisées à l’influence que pouvait avoir la société sur ces représentations mais plus particulièrement l’institution scolaire. C’est pourquoi, nous nous sommes demandées si la mise en place d’un dispositif en classe, plus précisément de discussions, pouvaient avoir une influence sur les représentations stéréotypées des élèves sur le genre. Nous avions préalablement fait l’hypothèse qu’une influence était possible, mais nous ne savions pas si elle serait positive ou négative. Ainsi, nous avons mené une recherche dans nos deux classes de stage, l’une se situant en 3P et l’autre en 4P HarmoS. Nous avons tout d’abord mené un pré test, afin de savoir quelles étaient leurs représentations de leur sexe et du sexe opposé, puis, après avoir mis en place plusieurs séquences d’enseignement, nous avons mené un post-­‐test, afin de savoir si leurs représentations avaient changé. Les séquences mises en place étaient identiques dans les deux classes, elles étaient menées de la même manière grâce à l’utilisation d’un manuel traitant de l’égalité, destiné aux enseignants. Grâce à ce travail, nous avons pu constater une plus grande mobilité dans les changements de représentations chez les filles que chez les garçons interrogés.