Quels sont les effets de la durée de la seconde phase de travail sur les issues materno-foetales, chez les femmes primipares sous analgésie péridurale : travail de Bachelor

Dufour, claire ; Mosteau, Céline ; Kaiser, Barbara (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de santé Genève, 2015.

Objectif : Déterminer les moribidités maternelles, néonatales, et les issues de l'accouchement liées à une seconde phase de travail prolongée chez les primipares sous analgésie péridurale, et en déduire une durée optimale. Méthode : La recherche d'articles sur différentes bases de données a permis de retenir et d'analyser cinq études sur le sujet. Toutes les études sont de type... More

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    Résumé
    Objectif : Déterminer les moribidités maternelles, néonatales, et les issues de l'accouchement liées à une seconde phase de travail prolongée chez les primipares sous analgésie péridurale, et en déduire une durée optimale. Méthode : La recherche d'articles sur différentes bases de données a permis de retenir et d'analyser cinq études sur le sujet. Toutes les études sont de type quantitative : trois études contrôlées randomisées et deux études de cohortes rétrospectives. Elles ont été menées en Suisse, en France, au Canada et aux Etats-Unis, entre 2000 et 2014. Résultats : Au niveau obstétrical, les auteurs concluent que la probabilité d'un accouchement voie basse spontané diminue après 3 heures de seconde phase du travail. La plupart des auteurs s'accordent sur le fait qu'au delà de 2 à 3 heures passées dans cette phase, les taux de césarienne et d'accouchement instrumenté augmentent. En ce qui concerne les morbidités maternelles, la prolongation de la seconde phase du travail n'est pas sans conséquence. Il a été observé une augmentation de la fièvre intra-partum, des chorioamniotites, des endométrites, des déchirures périnéales du troisième et quatrième degrés, des hémorragies du post-partum ainsi que de la fatigue maternelle. En ce qui concerne le devenir néonatal, aucune conclusion définitive ne peut être tirée du fait d'une grande disparité dans les critères de morbidités choisis par les différents auteurs et par leurs résultats. Conclusion : En l'absence de signe de souffrance foetale, la durée de la seconde phase du travail jusqu'à 3 heures doit être respectée, pour favoriser un accouchement voie basse spontané chez la nullipare sous analgésie péridurale, sans conséquence néfaste pour la mère et l'enfant. Au delà de ce délai, les risques supplantent en général les avantages à poursuivre cette phase.