La pédagogie explicite

Zemzemi, Fatima ; Ramasco-Paslier, Lydie (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2010 ; MP0227.

L’impact de l’enseignant sur la réussite des élèves est un élément non négligeable. A partir de ce constat, la nécessité d’une réflexion sur la méthode d’enseignement employée s’impose. Suite notamment aux approches traditionnelles, behavioristes et constructivistes, les recherches sur les pratiques d’enseignement efficaces et les développements en psychologie cognitive... Plus

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    Résumé
    L’impact de l’enseignant sur la réussite des élèves est un élément non négligeable. A partir de ce constat, la nécessité d’une réflexion sur la méthode d’enseignement employée s’impose. Suite notamment aux approches traditionnelles, behavioristes et constructivistes, les recherches sur les pratiques d’enseignement efficaces et les développements en psychologie cognitive ont mis en lumière l’efficacité d’une pédagogie : la pédagogie explicite. L’enseignement explicite se déroule en trois phases. La première, la mise en situation, consiste à présenter les objectifs d’apprentissage et effectuer les rappels nécessaires au nouvel apprentissage. La seconde phase, l’expérience d’apprentissage, se découpe, elle-même, en trois étapes. Le modelage constitue la première de ces trois étapes et consiste à ce que l’enseignant présente l’objet d’apprentissage en explicitant tout ce qui se déroule dans sa tête. Durant la seconde étape, intitulée pratique guidée, les élèves effectuent des exercices du même genre que ceux qui ont été présentés lors de la phase de modelage. Ils travaillent idéalement par groupe de deux et le rôle de l’enseignant consiste à évaluer la qualité de leur compréhension. Enfin, la pratique autonome prend place. La dernière phase de l’enseignement explicite est l’objectivation qui consiste à faire émerger l’essentiel à retenir. De nombreuses démarches de l’enseignement explicite trouvent leurs justifications dans les sciences cognitives qui ont développé des notions telles que la surcharge cognitive, le sur- apprentissage ou encore l’importance des connexions entre les réseaux dans le cerveau. Cependant deux limites principales à ce modèle d’enseignement peuvent être relevées. La première concerne l’attention des élèves et la seconde leur réflexion qui risque d’être peu utilisée. Pour ce qui est de l’enseignement des mathématiques au gymnase, il peut être conclu que les phases de pratique guidée et de pratique autonome sont indispensables. L’étape de modelage pourrait, quant à elle, être remplacée par une étape où les connaissances et les habiletés seraient explicitées, mais par le biais d’un questionnement des élèves qui permettrait, ainsi, de susciter leur réflexion.