Démarche hypothético-déductive : étude comparative des travaux pratiques de physique au Gymnase d'Yverdon

Verhagen, Huub ; Lo Bello, Philippe (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2010 ; MP0180.

Les enseignants en physique doivent trouver des moyens pour améliorer leur enseignement afin de contrer l’à priori négatif lié à cette matière et de créer plus d’intérêt pour les sciences parmi les élèves. Une des pistes prometteuses pour un enseignement plus motivant est l’introduction d’une gestion des travaux pratiques qui donne plus d’autonomie aux élèves et qui... Plus

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    Résumé
    Les enseignants en physique doivent trouver des moyens pour améliorer leur enseignement afin de contrer l’à priori négatif lié à cette matière et de créer plus d’intérêt pour les sciences parmi les élèves. Une des pistes prometteuses pour un enseignement plus motivant est l’introduction d’une gestion des travaux pratiques qui donne plus d’autonomie aux élèves et qui leur demande de s’impliquer davantage. Dans la littérature, cette méthode est appelé « démarche hypothético- déductive » ou « démarche d’investigation ». La recherche décrite dans ce mémoire a pour objectif d’apporter des arguments dans le débat sur l’utilité d’une telle démarche. Dans ce but, deux méthodes de gestion des travaux pratiques ont été comparées, avec le pendule simple comme objet d’étude. Une méthode, dite « démarche guidée », était de nature traditionnelle avec un protocole bien défini qui devait être reproduit par les élèves. L’autre méthode, dite « démarche libre », fixait seulement un but à atteindre et demandait aux élèves de définir leur propre protocole et expérience. Cinq classes de première année du Gymnase d’Yverdon, 99 élèves au total, ont été impliquées dans cette recherche. Chaque classe consistait en deux groupes, l’un travaillant selon la « démarche libre », l’autre selon la « démarche guidée ». Le déroulement des travaux pratiques a permis d’obtenir des impressions qualitatives sur le travail des élèves. Deux questionnaires ont permis d’obtenir des données sur (i) l’appréciation que les élèves ont eu de la méthodologie utilisée et (ii) les acquis des élèves quelques semaines après leur TP. L’analyse de ces données ne montre pas de différence significative au niveau des acquis entre les deux démarches, ni au niveau des savoir ni au niveau du savoir-faire. Quant à l’appréciation par les élèves, la « démarche libre » est stimulante pour certains élèves alors que d’autres élèves s’y retrouvent plutôt perdus voir démotivés. Il n’y a donc pas une nette préférence par l’une des deux méthodes. Ce résultat décevant doit être interprété dans le contexte spécifique de cette recherche avec ces multiples limites, notamment le peu de temps donné aux élèves pour se familiariser à la « démarche libre ». Par conséquent, des travaux plus approfondis seraient nécessaires afin d’affiner ces conclusions.