L'imaginaire professionnel des gymnasiens

Gétaz, Marcel ; Curchod, Pierre (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2010 ; MP0168.

La troisième année de gymnase est une véritable charnière pour les étudiants, puisqu’au terme de celle-ci ils quitteront leur formation généraliste pour entamer une spécialisation, qui va de pair avec la notion de projet professionnel. Les élèves du gymnase doivent donc s’y projeter dans l’avenir, afin de sélectionner la voie qui leur conviendra et les conduira à la vie... Plus

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    Résumé
    La troisième année de gymnase est une véritable charnière pour les étudiants, puisqu’au terme de celle-ci ils quitteront leur formation généraliste pour entamer une spécialisation, qui va de pair avec la notion de projet professionnel. Les élèves du gymnase doivent donc s’y projeter dans l’avenir, afin de sélectionner la voie qui leur conviendra et les conduira à la vie active, ce qui n’est pas anodin. L’importance de cette décision et le fait que les changements de filière à l’université soient toujours plus courants m’ont conduit à m’interroger sur les conditions dans lesquelles nos élèves élaborent leur projet : quelles voies/motivations privilégient-ils, sont-ils bien renseignés, existe-il encore des « fantasmes professionnels » comme celui de star ou sportif professionnel,… ? Pour tenter de répondre à ces questions, j’ai interrogé directement mes élèves, par le biais d’un questionnaire distribué dans mes classes de 3e, toutes de l’Ecole de Maturité. A travers cet instrument de prise de données, dont les réponses variées m’ont permis une analyse qualitative très riche, j’ai donc cherché à établir le cadre dans lequel les gymnasiens choisissent leur filière d’étude et/ou leur projet professionnel (les deux n’étant pas systématiquement liés pour eux). Face à la multitude d’interprétations possibles du matériel recueilli, j’ai toutefois dû restreindre le champ étudié en problématisant la lecture des questionnaires. Ainsi, je me suis concentré sur deux approches générales de ma thématique : les représentations des élèves et les éléments questionnant le rôle de l’école dans leur constitution. Il s’agissait d’établir comment les gymnasiens perçoivent les études académiques, le monde professionnel et la notion de projet professionnel, ainsi que l’importance des discours scolaires dans cette construction. En particulier, j’ai cherché à voir si le discours surdéterministe véhiculé par l’école (les élèves doués font des études) pouvait être critiqué sur la base du matériel examiné, ce qui s’est révélé être le cas.