Conceptions des élèves en physique : quels effets sur la pratique des enseignants vaudois ?

Besson, Laurent ; Borel, Jérémie ; Lo Bello, Philippe (Dir.)

Mémoire de Master Advanced Studies (MAS) : Haute école pédagogique du canton de Vaud, 2012 ; mp0403.

Ce travail de mémoire se centre autour de l'idée que les conceptions, c'est-à-dire les connaissances des élèves à un moment donné, sont souvent un obstacle à l'enseignement. Au vu de l'importance accordée à cette notion dans nos cours de didactique de physique, nous avons voulu voir si cette notion de conception était prise en compte par des enseignants qui n'avaient pas suivi... Plus

Ajouter à la liste personnelle
    Résumé
    Ce travail de mémoire se centre autour de l'idée que les conceptions, c'est-à-dire les connaissances des élèves à un moment donné, sont souvent un obstacle à l'enseignement. Au vu de l'importance accordée à cette notion dans nos cours de didactique de physique, nous avons voulu voir si cette notion de conception était prise en compte par des enseignants qui n'avaient pas suivi le cursus de formation de la HEP. Nous avons donc interrogé cinq professeur(e)s de physique de différents gymnases vaudois. Le texte commence par une définition de la notion de conception d'un point de vue épistémologique et historique. Ensuite, en nous basant sur les descriptions de deux démarches pédagogiques (les situations- problèmes et la démarche d'investigation) nous décrivons un certain nombre de critères qui caractérisent un enseignement tenant compte des conceptions : l'utilisation de situations qui permettent de mobiliser les élèves, le fait de demander aux élèves de formuler des hypothèses à priori et le réinvestissement des connaissances, à la fois sous forme de transfert à d'autres champs d'application mais également dans son aspect temporel, c'est-à-dire le fait de revenir de manière répétée sur des notions difficiles. L'analyse des interviews montre que, de manière générale, les enseignants interrogés utilisent la majorité de ces critères, l'aspect le moins pratiqué étant le réinvestissement temporel. Dans ces mêmes interviews, nous avons interrogé les enseignants sur quels étaient, selon eux, les obstacles qu'ils avaient rencontrés pour prendre en compte les représentations de leurs étudiants. L'obstacle principal est, de manière unanime, le temps. Que ce soit du temps passé avec les élèves, du temps nécessaire pour les préparations ou du temps pris au détriment des autres chapitres du programme. La diversité des élèves et la taille des effectifs sont des difficultés qui apparaissent également. L'analyse de ces différents obstacles nous a conduit à formuler un certain nombre de propositions qui pourraient faciliter la prise en compte des conceptions par les enseignants et en particulier favoriseraient les échanges entre professeurs d'établissements différents.