Le 6 décembre 1992 : un dimanche noir ?

Galland, Romain ; Ramirez Taroncher, José (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école de gestion de Genève, 2014 ; TDEE 217.

Si nous regardons une carte de l’Union Européenne à l’heure actuelle, il est possible de voir un petit territoire au milieu n’en faisant pas partie. En effet, tel un célèbre village gaulois qui résiste encore à l’envahisseur, la Suisse ne fait pas partie de l’Union Européenne. La question de l’adhésion à l’Union Européenne n’a, d’ailleurs, jamais vraiment été à... Plus

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    Résumé
    Si nous regardons une carte de l’Union Européenne à l’heure actuelle, il est possible de voir un petit territoire au milieu n’en faisant pas partie. En effet, tel un célèbre village gaulois qui résiste encore à l’envahisseur, la Suisse ne fait pas partie de l’Union Européenne. La question de l’adhésion à l’Union Européenne n’a, d’ailleurs, jamais vraiment été à l’ordre du jour en Suisse. Toutefois, la Suisse ne peut pas se passer de sa grande voisine européenne. Elle est le principal partenaire économique de la Confédération helvétique. Pourtant, les relations sont souvent compliquées entre les deux entités. Le 6 décembre 1992, la Suisse a pourtant eu l’occasion de se rapprocher de l’Union Européenne. À cette date, le peuple a dû se prononcer sur l’adhésion à l’Espace Économique Européen. Cet objet soutenu par la majeure partie de la classe politique et par les milieux économiques ne va pourtant pas passer la rampe. 50,3% de la population suisse et une majorité des cantons ayant décidé de refuser cette adhésion. La majorité des politiciens et les milieux économiques sont mortifiés Le conseiller fédéral radical Jean-Pascal Delamuraz va même avoir un formule historique en qualifiant cette journée de « dimanche noir » notamment pour l’économie. Ce résultat va foncièrement changer la Suisse politiquement mais aussi dans ces rapports avec l’UE. Plus de vingt ans après, les accords bilatéraux ont été mis en place et plusieurs crises mondiales sont passées par là. Avec le recul, peut-on considérer ce jour de votation comme un « dimanche noir » pour l’économie suisse ? Ce travail va essayer de répondre à cette question.