Les élèves du CYP2/1 et la phrase : savoir-faire / savoir-dire

Borlat, Carole ; Tièche Christinat, Chantal (Dir.)

Mémoire de bachelor : Haute école pédagogique Lausanne, 2010 ; MP0004.

A travers ce mémoire, j’ai cherché à savoir quelles connaissances – tant éclaratives que procédurales - les élèves du CYP2/1 avaient de la phrase, c’est-à-dire quelles étaient les représentations qu’ils en avaient, s’ils possédaient des compétences métalinguistiques leur permettant d’argumenter sur la validité d’une phrase et s’il existait un lien entre connaissances... Plus

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    Résumé
    A travers ce mémoire, j’ai cherché à savoir quelles connaissances – tant éclaratives que procédurales - les élèves du CYP2/1 avaient de la phrase, c’est-à-dire quelles étaient les représentations qu’ils en avaient, s’ils possédaient des compétences métalinguistiques leur permettant d’argumenter sur la validité d’une phrase et s’il existait un lien entre connaissances déclaratives et procédurales. Pour ce faire, je les ai tout d’abord questionné sur la validité de certains énoncés et leur ai demandé d’argumenter leur réponse. Ensuite, ils ont dû ponctuer un texte bref et m’expliquer quelles stratégies ils avaient utilisées à cet effet. Après ces deux premiers moments qui m’ont permis de cerner leurs connaissances déclaratives, je leur ai demandé de ponctuer un texte résumant un roman qui leur avait été lu en classe. Pour finir, les élèves ont dû rédiger le portrait d’un personnage en s’aidant d’un guide d’écriture. La récolte de ces données m’a permis de mettre en évidence certaines compétences métalinguistiques que possèdent des enfants de cet âge et de les mettre en lien avec leur capacité à ponctuer correctement un texte. Il ressort de cette analyse qu’une majorité des élèves du CYP2/1 possède déjà de bonnes connaissances tant déclaratives que procédurales. Cependant, les compétences métalinguistiques, c’est à dire les connaissances déclaratives, n’entraînent pas forcément de bonnes connaissances procédurales et inversement. Dès lors, on ne peut pas savoir lesquelles conduisent les élèves à plus de réussite. La conclusion de cette recherche est qu’il convient d’opérer un va-et-vient entre théorie et mise en situations complexes afin de développer les compétences des élèves en matière de production textuelle et, domaine qui nous intéresse plus particulièrement ici, en ce qui concerne la ponctuation. Pour finir, les difficultés de certains élèves se manifestant tant en lecture qu’en écriture, il semble nécessaire de travailler ces deux domaines en parallèle.